‹ La greffe de muqueuse buccale: thérapeutique du pterygionChapitre 6 sur 16 · À MES MAITRES DES HOPITAUX DE PARIS · texte numérisé non relu

À MES MAITRES DES HOPITAUX DE PARIS

PT

Serment d'Hippocrate

En présence des maîtres de cette école, de mes chers condisciples, je promets et je jure au nom de l'Etre Suprême d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine. Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail.

Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe.

Ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime,

Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis resté fidèle à mes promesses ! Que je sois couvert d’opprobe et méprisé de mes confrères si j'y manque !

La greffe de muqueuse buccale, traitement du ptérygion

Le ptérygion est une affection oculaire fréquente, banale, qui jusqu’à ces dernières années était assez mal connue malgré les nombreux travaux qui avaient été faits sur ce sujet. De nombreuses théories pathogéniques et une foule de traitements ont été publiés, théories en contradiction absolue les unes des autres, traitements souvent invraisemblables mais toujours

parfaits quant aux résultats si l’on en croyait leurs auteurs.

Or, tous ces travaux, dont le début remonte à Hippocrate, ont été pour la première fois parfaitement rassemblés, classés, certains même discutés, dans le rapport présenté à la Société d’Ophtalmologie de Paris le 19 novembre 1933 par les docteurs Mérigot de Treigny et Coirre. Ce rapport présente dans son ensemble à peu près tout ce qui a pu être écrit ou dit et en particulier il contient des détails très précis sur la symptomatologie, les formes cliniques et l’étiolo-

gie du ptérygion et aussi une bibliographie aussi

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complète qu’il est possible et sur laquelle d’ailleurs, nous aurons à revenir.

Notre intention dans ce travail, n’est pas de faire une revue générale sur la question du ptérygion, elle existe et pour le moment paraît parfaite. Cependant nous voudrions revenir sur le chapitre de la thérapeutique, car à la lecture du rapport, on constate que le nombre de traitements est considérable; ce grand nombre fait immédiatement penser que ceux qui sont vraiment sérieux et efficaces sont bien rares si même ils existent.

Si nous prenons les conclusions de MM. Merigot et Coirre nous voyons que la thérapeutique à leur avis ne doit pas être la même suivant les formes cliniques. Le but de cette thèse est de démontrer qu'il y a un traitement de choix : la greffe de muqueuse buccale après excision du ptérygion, et que ce procédé est le seul à employer à l'exclusion de tous les autres.

D'autre part, nous aurons à discuter des indications opératoires suivant les formes cliniques et là encore nous aurons quelques divergences d'idées avec le rapporteur ; enfin comme argument en faveur du traitement décrit, et qui permettra deplus une critique des autres procédés, nous utiliserons les données nouvelles sur la nature du ptérygion qui ont été publiées

dans les Annales d’oculistique (janvier 1933) par

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