‹ La Greffe de ThierschChapitre 5 sur 14 · CAL · texte numérisé non relu

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carrés d'étendue et je le dispose sur la plaie à distance des 2 premiers. È

Le 28 novemhre les trois lambeaux paraissent adhérents ; on peut frotter la plaie à leur niveau avec un peu de charpie sans les détacher.

Le 30 novembre, les deux premiers lambeaux semblent plus pâles, comme amincis et paraissent s'étendre sur leurs bords. Le 4er décembre les deux premiers lambeaux sont réunis et forment une petite plaque blanche pâle ; il s’est évidemment formé une petite zône épidermique autour de chacun deux. Le troisième tient bien, ses bords présentent un petitliséré pâle. Les jours suivants ce liséré pâle s'étend de plus en plus, en conservant le même aspect ; l’ilot formé par les 2 premiers lambeaux réunis s'étend également. Enfin le 7 décembre les 3 lambeaux se sont réunis de manière à former un petit ilot blanchâtre, mince, tout à fait analogue au liséré épidermique qui s’est formé sur les bords de la plaie.

Aujourd’hui, 8 décembre, on constate que l'ilot s’est notablement étendu depuis hier. .

Cette communication révélait toute une méthode nouvelle qui, dès sa première application, se montrait supérieure aux procédés alors en vogue pour la cicatrisation des plaies: on pouvaitéjà entrevoir les importants services qu’elle pourrait rendre par la suite : aussi le retentissement en fut grand.

La priorité de la découverte fut bientôt contestée à Reverdin par un chirurgien américain. Franck Hamilton. iliultonavait déjà fait, plusieurs années avant Reverdin, des greffes cutanées et il avait même inventé 4 procédés, que M. Marduel, dans un excellent article du Lyon Médical 1876, nous décrit ainsi :

«I Procédé. On fait dans les granulations de la plaie « une petite incision profonde et l’on y greffe un lambeau

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