Insertion du greffon de la greffe en fente
GREFFAGE DES ROSIERS A BASSE TIGE
GREFFAGE DES ROSIERS A BASSE TIGE
Greffe par écusson, à Tair libre. — Les Rosiers à
basse tige, avons-nous dit, reçoivent le même traitement que les grandes tiges et demi-tiges, sur corps ou sur branche, à œil dormant ou à œil poussant. Pour en faciliter Técusson- ^r nagL\ les rameaux seront relevés comme
Fig. 20. — Écussonnage en pépinière de sujets à basse lige.
la figure 26 l'indique plus loin. Nous ne reviendrons pas aux détails de l'opération, tout en conseillant aux grefîeurs et aux lieurs de s'exercer au travail les reins en l'air (fig. 20).
Aussi, le soir d'une journée de travail dans un carré de basse tige, greffcurs et lieurs sont-ils moins
GREFFAGE DES ROSIERS A BASSE TIGE
fatigués que s'ils avaient opéré en jambes repliées. Toutefois les greffeurs de sujets à haute tige ou à demitige {ï\g. 21), restés debout, le sont encore moins.
Malgré les soins de culture, la sève se garderait moins longtemps, si Ton n'y obviait par une planta-
Fig. 21. — Écussonnage en pépinière|de sujets à lige.
tion tardive qui, labourée et arrosée, prolongera son état de sève. C'est ainsi que les Briards arrivent à produire des milliers de Rosiers du Roi, le greffon étant lui-même lent à former ses bourgeons.
Cette même précaution sera prise à l'égard des Rosiers Thé, Noisette, Ile-Bourbon, Mousseuses, paresseux à « tourner » l'œil greffable.
46 GREFFAGE DES ROSIERS A BASSE TIGE
Le retard de sève du sujet a contribué à vulgariser un autre procédé : l'emploi de l'Églantier, plant de semis, pour la production des Rosiers nains*
La plantation se fait sur butte, le terrain étant préparé en ados ou billon. Le jeune plant, beau jeune semis, ayant été repiqué en vert ou en sec, planté par lignes doubles, habillé des pieds à la lête, recevi^a l'écusson dans la môme année, sinon un an après. On dégage la terre au collet du plant et l'écusson y sera inséré aussi bas que possible sur le corps de la racine principale ou du pivot. C'est le greffage hypocoLylé.
Il est assez naturel qu'un plant de semis drageonne moins que s'il était né sur une souche.
Lerosiériste Guillot lils, de Lyon, a commencé, dès 1850, à propager la greffe sur semis d'Églantier, et rencontré, depuis, de nombreux imitateurs.
Au moment de planter, les Luxembourgeois séparent les plants suivant leur calibre et écussonnent les petits diamètres avec les variétés à long bois sarmenteux, lesquelles, en tirant la sève, augmentent la force du sujet et, par suite, de l'arbuste tout entier.
Greffe par rameau à l'abri sur plant racine. — Un de nos habiles multiplicateurs, Léon Chenault, à Orléans, propage rapidement les nouveautés toutes fraîches reçues de leur obtenteur. Le sujet est un Églantier, plant de grain, mis en godet, à l'autamne. Quelques semaines après, suivant un calcul de l'opérateur, à propos de l'entrée en végétation du greffon, le Rosier étalon, c'est-à-dire la nouveauté à multiplier, est placé dans la serre chaude ; il va bourgeonner et émettre des pousses qui, de mars en mai, constitueront des greffons herbacés. Ceux-ci, aussi tendres que pos-
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sible, montrant déjà leurs premières feuilles, seront portés sur le sujet, par la greffe en incrustation ; un seul œil suffit au greffon, son biseau taillé au coin s'incrustera au collet du sujet tronqué à cette intention.
Un simple coup de greffoir, deux au plus, pratiquent l'incision qui tiendra alors le greffon bridé.
Plus le greffon est jeune et tendre, mieux il prendra.
Placés sur couche chaude, de 20^ à 25° à Tétoufféc, la reprise se manifestera vers le quinzième jour.
Empotés et portés dehors, sous Tabri-ombrelle (Voy. fig. 27) ou à Tair libre, ces élèves fourniront des greffons aux greffages de plein air et deviendront livrables à l'automne suivant.
En Angleterre, les plants mis en godet un an à Tavance, ayant passé dehors toute la saison, sont apportés en décembre dans le laboratoire, habillés tête et racine, puis greffés, au placage, après huit jours de demi-empotage pour en faciliter la greffe. Placés sur la banquette de la serre, ils ne tardent pas à pousser ; alors ils seront empotés complètement, bassinés, plantés dans la bâche de la serre chauffée à -+■ 18°, enterrés au-dessus de la greffe, et ils y resteront jusqu'en février-mars.
Transportés sous bâche spéciale avec chaleur modérée, ils y séjourneront une partie de Tété, soumis à l 'aération prudente et graduée, ainsi qu'aux bassinages; un arrosage au purin fortifie les sujets retardés ou souffrants.
Dès l'automne, ce seront des plantes de commerce, mais trop faibles pour la vente bourgeoise ou la culture forcée. Dans ce cas, un rempotage et un été passé dehors dans les abris-ombrelles (Voy. fig. 21),
GREFFAGE DES ROSIERS A BASSE TIGE
SOUS paillis et mouillures, donneront de bons Rosiers à tout usage.
L'Allemagne applique cette méthode à la reproduction des espèces géiables.
Aux environs de Paris, la multiplication des Rosiers Thé et Noisette s'obtient par un greffage à l'anglaise ou en placage, pratiqué en novembre sur semis d'Églantier mis en godets, aussitôt greffés. La jeune plante, portée sur la bâche vitrée de la serre, sera rempotée au printemps, mise sous bâche dehors, aérée quand il le faut, paillée, mouillée tout Tété et bonne à la vente d'automne.
Plusieurs de ces élèves Rosiers mis en poterie assez grande avec terre amendée viendront, au printemps suivant, décorer les Expositions publiques et approvisionner des propriétaires en retard dans leurs plantations.
Voici le procédé le plus répandu dans les établissements spéciaux. Dès l'automne, le plant (L, fig. 22) apporté au laboratoire recevra au collet, par un placage, le greffon (0) muni de son œil terminal (M), puis viendra se grouper sous cloche, dans un sable doux, sur une tablette de serre chauffée à -1-10°. A la reprise de la greffe, le plant ayant poussé {n) sera élêté (U), ensuite empoté sous bâche vitrée, enfin livré au plein air.
A l'automne, la Touraine et l'Anjou fabriquent au laboratoire des milliers de Rosiers du Roi sur l'Églan-
Fig. 22. — Greffage à l'abri sur plant racine.
GREFFAGE SUR RACINE A L ABRI. 49
lier à basse tige, les ensablent à Tabri, pour les planter en pépinière et les butter au printemps.
Un sujet racine mis en sève, sous châssis en hiver, pourrait être écussonné au printemps, puis étouffé sous cloche, et Técusson, œil ou rameau, laissé à fleur de terre. Le procédé ne s'est pas encore généralisé.
GREFFAGE SUR RACINE, A L'ABRI
Assez tôt, à l'automne, on s'approvisionne de fragments de racines de jeunes Églantiers, par exemple ceux que Ton habille pour Técussonnage de plein air. En même temps, on choisit les rameaux « de taille » qui peuvent donner des greffons ; les uns et les autres sont placés dans du sable frais, au dehors ou sous les tablettes du laboratoire.
Le bon moment de greffer commence fin septembre, puis d'octobre à décembre, encore les mois suivants, mais avec moins de chances.
La racine-sujet (A, fig. 23) est un fragment de 0"',0o à O"",!©, taillé sans mâchure, muni du chevelu (c) si possible. Le greffon (B), assorti à la racine, conservé ou cueilli ce même jour, y sera soudé par le placage simple ou à l'anglaise ; ses feuilles coupées à moitié, celles du sommet supprimées.
Ligature au gros fil; engluement inutile.
Le plant greffé est couché dans le sable frais, sous cloche et sur la tablette de la serre à +10°, la greffe garde un œil hors terre. En mars-avril, donner de Tair aux cloches et les enlever huit jours après. La mise en place se fera quinze jours plus tard ; tailler la tête de la racine-sujet (I) et retirer la ligature (C). Baltet. — Greffe et Taille des rosiers. 4
GREFFAGE SUR RACINE A L ABRI
A défaut de serre, on a recours à labâche ombragée et cloisonnée, bien close, garantie du froid par un matelas de fumier et pouvant recevoir par panneau quelques centaines de plants grefles.
Toutes ces opérations doivent être faites rapidement et avec ordre. Les plants greffés de la même variété sont réunis par petits paquets et enfoncés jusqu'à la greffe dans une terrine ou une potée de sable doux, sous une tablette de la serre non chauffée. Au bout d'un mois, ils viendront sous châssis froid, la racine et la greffe couvertes de sable fin, se développer. Aérer graduellement jusqu'en mai-juin; puis mise en pot ou en pleine terre protégés par un abriombrelle. Couper les feuilles et mouillera la pomme d'arrosoir.
Cette méthode de reproduction, inconnue de nos pères, a pris une extension considérable, particulièrement à Orléans, où les variétés d'élite sont propagées par quantités considérables.
Essayé avant 1830 par Filliette, à Rueil, et dix ans plus tard par Utinel, de la Brie, le greffage sur racine demanda encore une dizaine d'années avant d'être «accepté» par les horticulteurs. Enfin, après tâtonnements, le système est « fixé ».
Un avantage, apprécié par les pépiniéristes, réside dans la période du travail qui occupe le personnel
Fig. 23. — Greflfage sur racine, & l'abri.
pendant la mauvaise saison, et qui utilise des éléments perdus, sujets-racines et rameaux-greffons dispersés par la taille d'automne , à Toccasion des expéditions de Rosiers.
Désormais, des ateliers de greffage (fig. 24) se
Fig. 2i. — Atelier de greffage.
sont installés dans les établissements de pépinière, à l'abri des intempéries, comme le vignoble en possède.
(JRosa Indica major).
Sélection de l'ancien Indica (1830), sorte d'hybride de Bengale ou de Thé, VIndica major aux rameaux
b2 LE ROSIER PORTE-GREFFE DES L\DES AMÉLIORÉ.
élancés, déjetés, quasi sarmenteux, végète toute Tannée sous les climats à chaleurs prolongées, dans les milieux arides extrêmes, en sols caillouteux ou fortement humides. La région méditerranéenne l'accapare et il est devenu le sujet favori des greffeurs de la Côte d'Azur et de l'Italie.
La rareté de la graine et la lenteur du semis ont donné au bouturage le monopole de la reproduction.
Bouturés en plein été, vers juillet-août, mis en nourrice, sorte de grande jauge, assez rapprochés et tenus à l'eau, ces rameaux, longs de 0™,40, simples ou à talon, éborgnés à la base, s'enracinent et passent à la pépinière, au mois de février. Les rangs sont à 0"',40, les plants à 0'",20, enfoncés d'autant dans le sol, de façon qu'il reste environ 0^,20 hors terre pour recevoir l'écusson.
Écussonner à œil poussant en mai-juin, à œil dormant en août-septembre ; quand ces derniers ne prennent pas, la greffe par rameau, au mois de mars suivant, coiffée contre la sécheresse, ras terre, est appelée à y suppléer. Viendrait-elle à manquer, que le sauvageon produirait un jet vigoureux à écussonner sur tige, fin été.
Malgré l'éborgnage du rameau-bouture, l'édrageonnage doit être tenu en éveil, ainsi que le délainage des greffes.
Les greffages de printemps forcés à la pousse épanouissent leurs fleurs dès le mois de novembre, précédant ainsi la floraison des anciens Rosiers. Cette floraison continue pendant la saison d'hiver des Thé, Noisette, Bengale et autres, a popularisé le greffage sur Indica major dans la Provence maritime.
Un autre mode de multiplication (fig. 25) en usage à la maison Nabonnand, de cette région, consiste à écussonner des rejets de souche et à les bouturer ensuite. Ainsi, le plant (A) ayant produit le rejet (B), celui-ci a reçu, vers la fin d'août, un écussonnage simple {e) et un double [e) espacés de 0"»,25 à 0™,30.
En janvier-février, le rejet (B) extrait de la mère, en (0), sera sectionné à un œil (e) au-dessus des écussons ; ces fragments, constituant des boutures greffées, vont être plantés immédiatement, en A place, dans la roseraie consacrée à la vente des fleurs, sinon dans la pépinière commerciale destinée à la vente des Rosiers.
Chaque frag ment conserve son œil bourgeon de base pour favoriser l'enracinement, et celui qui domine les écussons, appelé au rôle de tire-sève, ce qui lui procurera le pincement, puis rébourgeonnement à mesure que le greffon grandira. Quant aux autres yeux du rameau-sujet (B), un coup d'ongle les supprime lors de la plantation.
Le paillis et d'abondantes mouillures favoriseront la reprise de la bouture et le développement des écussons. Ce mode de greffage est nommé Écussonnage combiné dans notre Art de greffer.
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Fig. 25. — Rameau écussonné, pour le bouturage.
Le greffage sur racine pratiqué sous verre, à froid, au moment du repos de la sève, avec des greffons coupés au moment de l'opération, évitera un drageonnage exagéré aux Rosiers.
VIndica major ^ planté par plançon-bouture nu ou racine, est apte à supporter le greffage par rameau comme les procédés de greffage des boutures de Vigne. Groupés dans une caissette garnie de sable ou de mousse fraîche, les sujets-boutures greffés seront plantés à demeure ou en pépinière.
Un autre système, moins brusqué, consiste à préparer, en juillet-août, de longues boutures mises aussitôt en nourrice et plantées au mois de février dans un terrain sec et profond; elles seront écussonnées en mai-juin à œil poussant, et ne tarderont pas à fournir de longs rameaux fleuris, tels que le commerce en réclame.
Ces divers procédés ont propagé par centaines de mille, dans la région niçoise, les Roses préférées pour la grande exportation :
Anna Olivier.
Comte Bobrinsky.
Général Lamarque.
Jean Pernet.
Kaiserin Augusta.
La France.
Madame Antoine Mari.
Madame Falcot.
Maréchal Niel.
Marie Van lloutte.
Paul Nabonnand.
Paul Neyron.
Rêve d'Or.
Safrano.
Sombreuil.
Souvenir de la Malmaison.
Souvenir d'un ami.
William Allen Richardson.
Variétés supportant les voyages, fleurs et boutons.
La populaire Safrano est surtout multipliée par le bouturage.
Mais combien de champs sont consacrés à d'autres
variétés de premier ordre, accaparées par les marchands de fleurs? Les roses Thé :
Baronne Henriette de Lœw.
Catherine Mermet.
Comtesse Bardi. Coquette de Lyon.
Duchesse d'Edimbourg.
Mabel Morisson.
Madame Abel Chalcnay.
Madame Charles.
Madame Eugène Verdier.
Madame Honoré Defresne.
Madame Mélanie Willermoz.
Mademoiselle Augustine Gui-
noisseau.
Maman Cochet.
Niphétos.
Souvenir de Thérèse Levet.
En même temps, des forceries sont consacrées à. des variétés spéciales, telles que Baronne de Rothschild. Captain Christy, GénéralJacqueminot, Gloire Lyonnaise, Her Majesty, Jules Mar- Kottin, La France, Madame Caroline Testout, Madame Gabriel Luizet, Magna Charta, Paul Neyron, Pœonia, Ulrich Brûnner.
LE ROSIER PORTE-GREFFE MULTIFLORE {Rosa înulti/ïora),
Mulliflora et Polyantha sont deux porte-greffes différents pour le cultivateur, mais, botanique ment, appartenant à la même tribu Mulliflora ( Voy. fig. 44).
Multiflore. — Le Rosier Multiflore, importé de Chine en Europe vers 1804 et en France quatre ans plus tard, a produit par son croisement avec le Rosa Gallica la variété de la Grifferais (1845), porte-greffe très répandu, de nature vigoureuse et floribonde.
Docile au bouturage, facile à travailler, conservant sa sève assez longtemps pour être écussonnée jusqu'au mois de septembre, vivace en terrain sablonneux, l'espèce est choyée sur les rives de la Loire, alors que, chlorotique dans les craies champenoises ou languedociennes, elle n'y fait guère florès.
Le sujet de la Grifferaie, sympathique au greffage de Rosiers Thé, Noisette, Ile-Bourbon, Hybrides à
Técorce lisse, est plus réservé à l'égard d'hybrides a
gros bois.
Son défaut est d'abord une demi-rusticité au froid,
mais surtout son drageonnage. L'émission de jets audessous de la greffe est telle que, par l'inattention d'un planteur qui n'en aurait pas vérifié les racines, il envahirait de ses rejets tout un massif de Rosiers et le transformerait en Multiflores.
Le bouturage simple ou à talon, fait à l'automne, nécessite l'éborgnage des yeux de base de la bouture, la mise en jauge, tète en bas dans le sable, le brin complètement recouvert, enfin le piquage en pépinière-nour- . -^;^v..san»i^^s-^ ." rice, au printemps, dans un '""ii^v^^^^'^ champ bien aéré.
La pépinière-nourrice est établie par planches de 3 à 5 rangs, les plants à 0™, 05 ou
0°»,10, les rangs à 0°», 25 et les sentiers de 0"^, 40. La
plantation directe en pépinière réclamerait le double
d'intervalle entre les plants et les rangs.
Le greffage du Multiflora aussi bas que possible
évitera une sortie de rejets épuisants; cependant, si le
plant-bouture a été aveuglé — ou éborgné — et en le
greffant à 0"',10, l'aération et la facilité de culture, y
gagneront.
Fijr. :i6. — riant de Rosier Mulliflore écussonné, ses branches relevéï's et éciniées.
LE ROSIER PORTE-GKEFFE POLYANTIIA. 57
Le sujet Mulliflore (A, fig. 26) ayant ses rameaux relevés, reliés en F de suite, écimés(E) quelques jours après, est aussitôt écussonné (B) à O'^fiS ou 0"',10. La lumière aidera à la lignification des tissus, le travail des greffeurs y gagnera, ainsi que les binages ou sarclages.
Le tronçonnement du sujet (D) et de la ramille (C), pour exciter la pousse du greifon, sera effectué trois semaines après si l'opération est à œil poussant, et après rhiver s'il s'agit d'un œil dormant.
Comparée au greffage de l'Églantier, la végétation du Rosier greffé sur Multiflore est plus active, mais son existence est plus éphémère.
Cependant des carrés de pépinières greffés depuis dix ans, dans la Brie, produisent encore des moissons de ûeurscoupées sur longues tiges en Gloire de Dijon, Paul Neyron, Ulrich Brûnner^ mais l'édrageonnage ne chôme pas .
Élevé en pot, le jeune plant de Multiflore soumis au greffage par rameau, à l'anglaise (il se fend facilement), a fourni des Rosiers à la culture forcée.
Laissé en grande envergure, ses rameaux dits gourmands pourront recevoir des écussons perdus, à œil poussant d'espèces remontantes, Thé, Noisette, etc. (Voy. fig. 25).
Les horticulteurs du Centre l'utilisent au greffage de collections de Rosiers, alors que leurs confrères du Nord lui reprochent sa sensibilité au froid et lui préfèrent l'Églantier pour le jardin, le Manetti pour la serre.
Polyantha. — Originaire du Japon (1862), Hybride supposé du Multiflora et de Vlndica, le Rosier