‹ La Greffe Hypophysaire: Étude Biologique et Résultats CliniquesChapitre 24 sur 77 · RARES · texte numérisé non relu

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L'hôte se trouvant rapidement en face de cellules ayant sensiblement le même différentiel ne réagirait plus et accepterait définitivement le oreffon.

Certes, nous ne voyons [à qu'une hypothèse séduisante et qui cadre bien avec la théorie de Lors, Mais la génétique prend chaque jour plus d’essor. Elle tend à devenir la « discipline centrale de la biologie >», et nous ne tarderons probablement pas à être renseignés sur la valeur de ces raisonnements.

Plus important pour nous est le côté pratique de la queslion. Il offre chez l'homme certaines difficultés d'exécution, mais qui ne sont pas insurmonta. bles. Nous en parlerons au chapitre de la technique de la greffe (page 71).

D. L'hétérogreffe bréphoplastique.

Il ne paraissait pas à priori impossible que les cellules embryonaires, grâce à leur état indifférent et à leur grande faculté d'adaptation, pussent être transplantées d'une espèce à une autre. C’eut été, évidemment, la solution la plus simple et la plus élé-

que le milieu humoral n'ait agi sur la différenciation de la glande, on obtient ce qu'on appelle l'inversion du sexe, qui n'est en réalité que la différenciation — sous l'influence d'un milieu hormonal expérimental — de cellules sexuelles dans une direction opposée à celle de leur déterminisme génétique.

Sante. Il ne faut malheureusement pas y compter. Les récentes expériences de WATERMANN ne laissent pas de doutes sur ce point. Cet auteur a utilisé des tissus embryonnaires de lapin et de rat, ou bien des. nouveaux-nés de ces deux espèces et les a creflés dans le rein de rats ou de lapins adultes, toujours suivant le mode hétéroplastique.

Dans tous les cas la réaction de l'hôte est sévère et rapide, comparable aux plus sérieuses de celles que l'on observe dans les homotransplantations entre adultes : abondante infiltration Iymphocytaire et polynucléaire, capillaires nombreux et distendus autour du greffon, mais ne le pénétrant pas, envahissement progressif par les fibroblastes. Le transplant ne survit pas plus de six à huit jours et au dixième jour on n'en trouve généralement plus trace.

: Aucun espoir n'est donc permis de ce côté. Une

expérience mérite cependant, croyons-nous, d'être tentée l’'anthropologiste hollandais Bozk a montré que les fœtus d'anthropoides (chimpanzé, cibbon, corille) présentent beaucoup de caractères humains qu ils perdent ensuite au cours du développement. È Pour Jui, « les principales caractéristiques humaines résulteraient de la persistance de conditions fœtales d'anthropoïdes. »

En partant de cette théorie de la « fœtalisation », n'est-il pas trop téméraire de proposer la greffe de fœtus d’anthropoide près du terme, où de nouveauné, à l’homme et d'espérer sa réussite ? Utopie ? C’est possible. Projet moins hasardeux en tout cas que de vouloir maintenir la fonction de glandes si-

miesques adultes transplantées à l'homme en invoquant simplement une communauté d'espèce qui n existe pas |

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