Greïffe par suture vasculaire
Cette méthode inaugurée par HüPrNER en 1905, exploitée par CARREL et GUTHRIE (1906), puis CaR- REL (1008) fit naître des espoirs démesurés. Ces auteurs transplantèrent suivant le mode auto et homoplastique des organes entiers (corps thyroïde, reins) et rétablirent aussitôt la circulation un moment com- ‘promise par une anastomose vasculaire artérielle et veineuse. Îls voyaient dans cette technique un double avantage : ils pouvaient d'abord utiliser la olande entière et éviter ainsi le traumatisme de [a fragmentation. Ils espéraient ensuite, en supprimant la phase critique du début où le creffon ne peut se nourrir que par imbibition, réussir enfin la transplantation entre deux individus de la même espèce.
L'autotransplantation, comme on pouvait sy attendre, réussit parfaitement. « L'organe crellé reprend intégralement et de façon permanente ses fonctions », écrit CARREL pour le rein (1).
Dans l'homotransplantation, l'organe se comporte d'abord de façon normale. Au bout de trois semaines, cependant, de l'albumine, puis du sang, apparaissent dans l'urine et le rein subit une atrophie complète. BorsT a montré qu'il se produit au niveau de la suture vasculaire des thrombi qui oblitèrent progressivement la fumière et sont probablement responsables de [a nécrose progressive du transplant.
(1) Lévy et BLaLock ont réussi au cou l'autotransplantation de la surrénale du chien.