‹ La Greffe Hypophysaire: Étude Biologique et Résultats CliniquesChapitre 49 sur 77 · PU ETES · texte numérisé non relu

PU ETES

A. Maladie de Simmonds

C'est là que les observations sont les plus nombreuses. C'est aussi là que les résultats sont les meilleurs et Les plus constants.

BERGMANX semble bien avoir été le promoteur de la méthode. En 1932, — l'histoire clinique des greffes hypophysaires, on le voit, est encore toute récente — cet auteur fit opérer par SAUERBRUCH trois de ses malades chez lesquelles toutes les thérapeutiques classiques avaient jusque [à échoué. Dans les trois cas, il observa une régression complète de tous les symptômes, un accroissement de poids de 10 à 12 kgs, une reprise de l'activité, qui se maintenaient

encore un an après l'intervention.

Les tentatives après lui se multiplièrent et nous avons pu rassembler 49 cas qui tous, sauf celui de Vocr, concernent des grelles hétéroplastiques.

Nous donnons tout d’abord, sous forme de tableau, les 39 observations publiées par KyLIN (de Jonküping, Suède).

Cet auteur a pratiqué ses srelles dans le mésentère ou dans une petite poche sous-péritonéale, et a utilisé des hypophyses de veaux, sacrifiés moins d'une heure auparavant.

L'histoire clinique de ses malades est toujours semblable à elle-même : il s’agit de maladies de Simmonds typiques, frappant surtout des jeunes filles ou des jeunes femmes entre 16 et 25 ans, et dans

Lg

quelques cas seulemerit, des femmes ayant dépassé

[a quarantaine.

Les 22 premières observations sont accompagnées d'une note clinique. Dans tous les cas, le poids a été noté avant l'intervention, et au terme de la période d'observation qui va de quatre mois à trois ans et demi. Dans la plupart des cas, la tension artérielle (au Riva-Rocci), la glycémie et le métabolisme de base ont également été suivis.

Les 17 autres observations concernent uniquement des jeunes filles atteintes de ce que KyLiN appelle le « syndrome de maigreur de la puberté tardive ». Le tableau clinique est exactement celui de la maladie de Simmonds et seuls, l'augmentation de poids, l'effet sur la réapparition des règles et sur l'état général ont été notés.

Dans quatre cas, le recul du temps est insuffisant pour que les résultats puissent être interprétés (Obs.

18, 57, 58 et 50).

Dans trois cas, la mort survint une heure après l'intervention (obs. 20), un mois après (obs. 22) et 14 mois après (obs. 21).

Dans six cas, il y eut échec (obs. 0.:16:10/ 20777 34).

Dans sept cas, il y eut amélioration : la malade grossit un peu et put reprendre son travail (obs. 12, 152417 227 Sn IE

Dans dix-neuf cas, soit 54 % (obs. 1, 72,545 6, 7. 8, 10, 11, 13, 14, 25, 24, 26, 28, 50, 35, 36),

le résultat fut très bon, souvent remarquable, et l'on peut considérer ces malades comme guéries.

Il est remarquable de noter que, dans nombre de ces cas, toutes les thérapeutiques habituelles (hormonales et physiothérapiques) avaient échoué.

D'une façon générale, l'évolution observée par KyLix est la suivante : dans les jours qui suivent la transplantation, le poids diminue de 1 à 2 kilogs. L'amélioration commence à se faire sentir de un à deux mois après l'opération. Les malades se sentent mieux, sont plus vives. Sommeil et appétit deviennent meilleurs. Peu à peu, l'état dépressif s’amende, le poids s'élève très lentement (2 à 5 kgs). Puis, du 4° au 6° mois, apparaît souvent une véritable fringale, surtout pour le lard et les COrpsS gras. Le gain pondéral s'accroît alors rapidement (33 kgs dans un cas ; 15 à 20 kgs dans beaucoup d'autres cas). Les malades en viennent à avoir des maux d'estomac tellement sont énormes les quantités d'aliments qu'elles prennent à chaque repas. Au bout de six mois, elles sont capables de reprendre leur travail et souvent avec une activité débordante (voir plus Join obs. de JENTZER) : « C'est un véritable épanouissement, écrit KyziN. L'amélioration du psychisme est encore plus étonnante que celle du physique. »

Parallèlement, le plus souvent, Ja pression artérielle s'élève, de même que le métabolisme de base.

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