‹ La Greffe Hypophysaire: Étude Biologique et Résultats CliniquesChapitre 5 sur 77 · LE PROFESSEUR AGRÉGÉ LACROIX LE PROFESSEUR LOMBARD · texte numérisé non relu

LE PROFESSEUR AGRÉGÉ LACROIX LE PROFESSEUR LOMBARD

LE Proresseur FERRARI LE PROFESSEUR LAFFONT

LE Proresseur COSTANTINI LE Proresseur LEBON

LA GREFFE HCPOPHYSATRE

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Introduction

A l'heure où pour beaucoup d'esprits la question des greffes glandulaires (1) est définitivement jugée. le choix de notre sujet pourra paraitre léméraire. Aussi ces pages préliminaires sont-elles destinées a justifier notre étude, à situer la greffe hypophy saire dans le cadre des autres grelles endocrines et

à exposer notre plan.

Dans ces cinquante dernières années, la méthode des grefles endocrines appliquée à la thérapeutique humaine a connu des fortunes fort diverses. Et il est juste de dire que si elle a fait naître beaucoup d'espoirs, apporté dans nombre de cas des résultats indiscutables, quelquefois même retentissants, elle reste grevée de beaucoup d'échecs et n'a pas acquis droit de cité en chirurgie générale. A l'heure actuelle, son passi} dépasse encore de beaucoup son actif. Le scepticisme est loin d'avoir cédé.

On conçoit cependant aisément l'intérêt passionné qu'ont pu susciter en leur temps des observations telles que celles de Morris (1902) ou de Croom (1 005) qui, greffant dans le ligament large de jeunes

(1) Autogrefles ovariennes mises à part qui, bien que souvent discutées, ont gardé et à juste titre la faveur des chirurgiens.

femmes récemment ovariectomisées une partie ou la totalité d'un ovaire prélevé sur une autre femme, voient peu de temps après les règles réapparaître et une grossesse normale évoluer jusqu'à terme. Ou celle encore plus extraordinaire de PENDE qui, utilisant La grelle pluriglandulaire, place des fragments de thyroïde, parathyroïde, ovaire et hypophyse de quenon dans le tissu cellulaire rétro-mammaire d'une femme de 67 ans, ménopausée depuis 22 ans. Dans les jours qui suivent, la malade maigrit de 7 kgs et, vingt-cinq jours après, présente une menstruation qui se reproduit ensuite régulièrement au terme prévu, en même lemps qu un état d'euphorie, une aptitude plus grande au travail, font rapidement leur réap-

parilion.

C'est également au début du siècle que CRISTIANI apporte toute une série d'homotransplanstations heureuses dans le myxœdème post-opératoire, D'ANIEL- SEN, W.-H. Brown, PoLz et TURNER dans la tétanie parathyréoprive.

Les tentatives dès lors se multiplient. Une chirurgie qui ne sail pas encore être conservatrice et offre chaque jour de nouvelles occasions, l'insuffisance ou l'indigence des moyens opothérapiques, poussent les chirurgiens à essayer la nouvelle mé-

thode.

Mais enhardis par ces succès initiaux, ils élargissent les indications et ne s'adressent plus aux seules insu/fisances totales et pures (post-opératoires) qui leur avaient fourni leurs premiers succès. Ils se tournent vers des syndromes cliniques plus complexes et

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