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d'étiologie moins péécise, C'est ainsi, pour ne ciler qu'un exemple, qu en considérant l'aménorrhée non pas comme un « symplôme » dont il imporle, avant tout traitement, de découvrir l'origine, mais Comme une « maladie » spécilique de l'ovaire, certains pra tiquent la greffe dans des cas où elle est d'avance vouée à l'échec. Ils négligent ou ils ignorent les lois qui dirigent la reprise biologique d'un greffon.
Aussi les déboires ne tardent pas. Et à la période des enthousiasmes hätifs, fait place une période de scepticisme peut-être exagéré dont témoignent les mises au point de ces dix dernières années (1 ).
Lorsqu on lit ces travaux parus en France ou à n# l'étranger, on peut, croyons-nous, conclure :
1° que des résultats indiscutables, parlois remar quables par leur durée et leur qualité, ont été obte nus pour l'ovaire, la thyroïde et Les parathyroides (2) par des homo ou des hétérogrelles.
(1) Pour l'ovaire, mise au point de Corr£ au Congrès de Chirurgie de 1936. Pour la thyroïde, PEycELon au Congres de Chirurgie de 1939. Pour les parathyroïdes, WELTI au Congrès de Chirurgie de 1933 et Cnirauriau et BRrAINE au Congrès du Caire de 1935. Enlin, pour le testicule, Leéricnr d'une part, Vezv et Bazozer d'autre part, aux N° Journées Médicales du Maroc en 1928.
(2) Pour les surrénales, l'échec a été jusqu'à présent Ja règle. L'avenir semble, là aussi, étre dans la greffe embryonnaire dont Bairey et KreLe ont publié un cas suivi de nette amélioration.
La grefle testiculaire est aujourd'hui tombée dans l'oubli et à juste titre. Nous en donnerons plus loin les raisons,
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2° quils sont noyés dans une foule d'échecs qui ont découragé nombre de chirurgiens el fait porter le discrédit sur la méthode. Beaucoup de ces échecs ‘ressortissent, selon nous, à deux causes :
; a) On a voulu demander à la greffe endocrine homo ou hétéroplastique, plus quelle ne pouvait
donner.
b) Le problème a, jusqu'à ces dernières années, été abordé avec un esprit trop technique et chirur-
gical, pas assez biologique.
Aussi pensons-nous que la question des greffes glandulaires n'est pas encore jugée, qu il ne faut pas « légiférer pour l'éternité », mais persévérer à vouloir étudier les conditions du succès, les échecs et leurs causes, les indications vraies de la méthode.
Et ceci d'autant plus que nous sommes arrivés à une époque où le recul est suffisant pour pouvoir affirmer que l'opothérapie et l'hormonothérapie n'ont pas tenu ce quelles avaient promis. De différents côtés, Le même avertissement se fait entendre. Laissons d'abord la parole à €. MaranoN (1) : « Nous sommes encore bien loin de posséder les préparations actives de la majorité des hormones ni, non plus, d’une partie d’entre elles. Mais celles que nous possédons déjà sont suffisantes pour pouvoir affirmer que nos espérances étaient excessives. Dans les cas les plus favorables, en effet, l'action des hormones est pleine de restrictions. » Et plus loin : « L'isole-
(1) Europe Médicale, 1958.
ment des hormones qui représente scientifiquement un immense progrès, n'a donc fait dans la pratique que limiter le problème de la substitution hormonale qui, théoriquement, serail plus facile à obtenir par les extraits complets d'organes, à condition qu ils soient actifs. IL se peut que l'avenir de la thérapeutique endocrine soit de revenir aux extraits complets obtenus par des méthodes plus parfaites, ou bien de reconstituer la totalité de chaque sécrétion interne par la somme de ses diverses hormones aujourd'hui seulement partiellement connues. »
De ces lignes, écrites en 1038 par un endocrino logiste averti, on retire l'impression que la thérapeutique endocrinienne cherche des voies nouvelles. Pour s'en convaincre, il n'est que de citer Les tentatives récentes de traitement chirurgical du diabète par la splanchnicectomie uni ou bilatérale, les essais de réactivation de la surrénale par l'énervation sinucarotidienne (LERICHE, Lécer), de la thyroide et des parathyroïides par ablation du ganglion cervical moyen (LericHE), enfin et surtout l'implantation sous-cutanée d'hormones de synthèse, lout récemment importée en France et qui semble constituer dans le traitement des insu//isances endocriniennes
un progrès considérable.
En face de ces suggestions, de ces directives, comment se situe le problème de l'insuffisance hypophysaire ? De quel côté peut-on dire qu'elle doive s'orienter avec quelque chance de succès ?
On ne peut nier que les résultats de l'hormonothérapie hypophysaire, telle qu'elle est aujourd'hui