‹ La Greffe Hypophysaire: Étude Biologique et Résultats CliniquesChapitre 65 sur 77 · C. Diabète insipide · texte numérisé non relu

C. Diabète insipide

OBSERVATION I (Von Marozay)

Homme de 25 ans qui buvait 25 à 30 litres d’eau, urinait autant. Echec du traitément médicamenteux habituel.

Le 51 mai 1935 transplantation d'une hypophyse de jeune veau (6 à 8 semaines) dans la partie postérieure de la

gaine du grand droit.

Résultat extraordinaire : le jour de l'opération le malade boit 5 litres et en évacue 3. Le deuxième jour, il boit 21 130 et urine 5 | 300. L'équilibre s'établit par la suite autour de

5 litres bus et urinés.

Cette amélioralion se maintient 11 mois. Au bout de ce temps, la quantité d'urine s'élève à nouveau et atteint

15 litres.

Nouvelle transplantation. Guérison de la plaie per primam. La quantité d'urine tombe aussitôt après l'opération

et bientôt se maintient à 5 litres.

Après une pause de 3 mois, la quantité s'élève à nouveau

et atteint 10 à 14 litres.

Nouvelle transplantation. Amélioration aussi nette que les fois précédentes mais qui, cette fois, est durable. Un

an après n urine que 5 à Ô litres et se sent bien.

OBSERVATION I (Von Marozay)

Homme de 28 ans. Depuis 15 mois, urine de 5 à 13 litres. Densité des urines 1003. Après administration d'ex-

traits hypophysaires la quantité d'urine tombe, à 3 | 500.

Transplantation le 15 décembre 10935. Les urines se maintiennent à 2 litres. Mais huit semaines plus tard, il

urine à nouveau O à 10 litres.

Revient le 21 décembre 1936. Nouvelle transplantation. Les urines tombent à 1 litre et demi. La guérison se mainlient encore (1938).

OBSERVATION II (Von MaArToLay)

Enfant de 7 ans qui voit se développer après une scarlatine contractée en 1035 un diabète insipide des plus nets. Quantité d'urines par 24 heures : 6 à 8 litres. Densité 1001. La même quantité d'eau était absorbée.

Le traitement médicamenteux donne peu de résultats.

Le 25 avril 1030 : transplantation suivant la technique habituelle : [le deuxième jour, la quantité d'urines tombe à 1 | 700, puis les jours suivants à un litre, cinq jours après à 500 cl. Deux semaines après l'opération, la quantité d'urines commence à augmenter, la plaie devient douloureuse et le transplant est éliminé.

La poudre d'hypophyse administrée par la suite se révéla efficace puisque les urines ne dépassèrent plus 1 Î 500. L'enfant se sentait bien.

OBSERVATION IV (Von MaAToLAY)

Fille de 8 ans. Absorbe et urine de 8 à 9 litres. L'administration de poudre d'hypophyse à haute dose fait tomber la quantité d'urines à ail 500. Mais, au boût de quelque temps, la thérapeutique post-hypophysaire perd à peu près foute action.

rime #77 —

Transplantation le 29 avril 19%:

Au défnt, Vs quantité d'usines tombe à #00 À. par jour. Aprés bois semaines le transplant est Giminé, Deuxiéme transplantation : Va quantité d'urine tombe à 1 1 50 pen-

dam 10 mois, et l'enfant se trouve bien, Puis ls quantité augmente à nouveau,

- OBSERVATION V (Von Marois)

Fete de > ans. Depuis sept à huit mois, urine 3 à 6 ftses, Boit en proportion, La poudre d'hypophyse n'a guère d'action, Transplantation Ve 15 décembre 194. Cnsérison de Va plaie per prima, 12 quantité d'unnes tombe à 700 puis 40 d. L'enfant ne boit plus que 200 di.

Depuis un an, la quantité d'wines n'a pas dépussé 1 L 590 à 2 litres,

OBSERVATION VI (Von Msrozss)

Femme de 51 ans. Depuis 4 ans urine 15 à 16 litres, Malgré un traitement entbepris depuis deux mois Va quanté d'urines ne tombe que d'un à deux litres.

Transplantation le 17% mars 1974. Les urines tombent le endemsin à 800 puis 500 d. La malade quitte La inique srinant 1: À 500. s

OBSERVATION VIS (Hsnscss)

Molsde de 19 ans, buvant et urinant 4 à 5 litres, Poids pécilique des urines : 3003. Poils axilaires et pubhiens en 28. Organes génitaux hypoplasiés. Radiographie de Va selle wcique normale, Exsmen des yeux : normal,

LE N° 4 d'u

Hirscn implante avec les Professeurs BREITNER et ScHo- ENBAUER deux hypophyses de brebis : au cours de la première semaine, la quantité d'urine s’abaisse à 1 | 500. Le poids spécilique s'élève à 1026 mais retombe bientôt à 1000. Quatorze jours après, l'état de la malade était le même qu'avant l'opération. À noter que l'implantation fut suivie

d'un trajet fistuieux.

Un an et demi après la malade mourut brusquement. L'autopsie pratiquée par le Professeur CHiari révéla une selle turcique normale mais d'où affleurait un kyste gros comme un œuf de pigeon, bombant contre la région du

tubercule cendré et la [lumière du II ventricule.

OBSERVATION VITE (Hirscx)

Homme de 55 ans qui, à la suite d’une chute d’une échelle, voit apparaître un diabète insipide : urine jusqu'à 15 litres. Densité 1005.

Le 13 décembre 1032, on lui implante dans la gaine du grand droit de l'abdomen le lobe postérieur d'une hypophyse prélevée sur une malade qui vient de succomber dans le service en état d'ébriété et qui présente le même groupe

sanguin que le diabétique. Le lobe antérieur est implanté à un nain.

Dans les jours qui suivent, le malade urine un litre avec une densité de 1025. Pendant les dix semaines quil reste en observation dans le service du Professeur EPPINGER, la quantité d'urines oscille entre 600 cl. et 2 litres avec une densité de 1019. L'épreuve de concentration donne une densité de 1025, l'épreuve hydrique, avec une quantité de 800 cl., une densité de 1008.

Immédiatement après son évacuation, le malade qui jusqu alors n était pas buveur, devint alcoolique. Une cure

de désintoxication le guérit facilement.

En mars 1035, c'est-à-dire 2 ans et demi après l'implanlation, Je malade fut soumis à un examen minutieux dans le service du Professeur Errincer. Il urinait en moyenne de 1500 à 1500 cl. et au maximum 5.000 cl. Densité de 1005 à 1013 : l'épreuve de concentration donnant 1021 et

l'épreuve de l'eau 1004.

OBSERVATION IX (Risser) Transplantation d'hypophyse

dans le diabète insipide

Femme de 39 ans, présentant les antécédents suivants : père mort à 77 ans d'un cancer gastrique ; mère morte à 52 ans d'une affection inconnue. Un frère mort dans l'en-

fance, une sœur bien portante. »,

Dans son enlance, scarlatine, rougeole, varicelle et coqueluche. Après son premier accouchement, en 1921, affection pulmonaire d'origine spécifique. Est envoyée à la campagne et se rétablit complètement de ses troubles pulmoaires. Au cours des années suivantes, à part des angines et des refroidissements fréquents, elle reste tout à fait bien

portante.

En été 1935, sans aucune raison, la malade souffre d’une soif progressivement croissante et commence à absorber de grosses quantités de liquide. Au début, elle buvait 4 à 5 litres d'eau par jour, puis ces quantités s'élevèrent jusqu à 15 litres. Dans la même mesure s’élevèrent aussi les quanti-

tés d’urines. Les divers essais thérapeutiques : préparations

LABS

hormonales, irradiations de l'hypophyse, etc. n apportèrent à la malade aucun soulagement appréciable : seules les prises nasales d'hypophyse abaissaient la quantité d'urines à 4-5 litres par jour. Au cours des derniers mois, la malade souffrait de céphalées violentes, était très fatiguée et abattue. Elle avouait d'autre part perdre la mémoire. Aucune affection vénérienne. L'appétit était conservé, les selles régulières. Le sommeil était troublé par le besoin de

boire.

Réglée à 13 ans, toujours irrégulièrement tous les 2-3 mois ; ménopause à 35 ans. Depuis, elle a grossi d'environ 20 kgs.

A l'examen, on trouve : taille au-dessous de la normale avec une bonne ossature, un pannicule adipeux abondant, une peau sèche et dure, de consistance pâteuse, des ongles un peu friables.

Les quantités d'urines quotidiennes sont de 7 à 9 litres. Etant donné que la malade perd toujours un peu d'urine, ces quantités doivent être encore plus élevées. La densité de l'urine ne révèle rien de particulier.

Formule sanguine :

4,1 millions d'hématies.

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