‹ La Greffe Hypophysaire: Étude Biologique et Résultats CliniquesChapitre 66 sur 77 · leucocytes · texte numérisé non relu

leucocytes

Formule différentielle :

63 % de polynudléaires.

20 % de lymphocytes.

6 % de monocytes.

2,70 d'éosinophiles.

L'azote résiduel : 20 mg %.

La cholestérine : 174 mg %.

Chlorures dans le sérum : 523 mg %.

L'azote total : 1261 mg %.

La glycémie : 7 mg %.

La sédimentation sanguine de 7 mm en une heure d'a-

près Westergre.

Le métabolisme basal : — 22.

Au point de vue gynécologique, aménorrhée secondaire. Fond d'œil normal.

Wassermann dans le sérum et le liquide céphalo-rachidien négatif.

La pression artérielle est à 120/80 mm. de Hg.

Par absorption de poudre à priser d'hypophyse —- O gr 5 quotidiennement — la quantité d'urines s'abaisse à 4-5 litres par jour sans que la concentration de l'urine s'élève

au-dessus de 1010.

On conseille alors à la malade une transplantation d'hypophyse. Par l'intermédiaire de la firme « Wiener Fleischbanke A. G. » on fournit à l’auteur, 10 minutes après leur abattage, deux têtes de veau. On prélève les hypophyses de ces deux animaux d’une manière stérile, et on les intro-

duit sous l'aponévrose du muscle droit abdominal.

Déjà le lendemain la patiente n'urine que 1500 cl. La sensation de soif a disparu. La glycémie tombe à 43 mg % et la malade présente un état d'agitation particulier, vraisemblablement secondaire à l'hypoglycémie. Au troisième jour de l'opération, la glycémie était à 55 mg % ; la quuntité d’urines de 800 cl., avec une densité de 1033.

Comme la malade présentait encore des troubles psychiques, on donne de grosses quantités de dextrose par voie intra-veineuse à la suite desquelles elle se remonte

auss:Ôôt.

: Quatre jours après l'intervention, la glycémie était à 76 mg. %. Au cinquième jour, [a pression artérielle s'élève de 120 à 140 mm. de Hg. En méme temps, pour la première fois depuis cinq ans, surviennent à nouveau les règles.* Quatorze jours après l'opération, la patiente a ses idées complètement claires, les quantités d'urines oscillent autour de 1400 cl. Une fois seulement, à la suite d'une plus grosse quantité de dextrose à 40 % par voie intra-veinéèuse, Ja

quantité d'urines s'éleva jusqu'à 2000 cl.

L'auteur n'indique pas combien de temps la:malade a

été suivie.

OBSERVATION. X. (Sacorraros)

Jeune homme de 28 ans. Polydipsie : 12 litres. Polyurie , 14 à 16 litres, qui l'empêéchait de dormir. Idées de suicide. Poids spécifique des urines 1001.

Ce malade vivait «entre un seau d'eau et un vase de nuit ». ;

Réponse très nette aux injections de post-hypophyse, mais effet très passager. Obligation’ d'en faire 2 à 5 par jour.

Transplantation ‘d’üne. hypophyse de veau dans la gaîne du grand droit après l'avoir divisée en deux parties.

Dans les premières 24 heures, la quantité d urines tombe à 500 gr, alors que Îles injections de post- hypophyse r ne pouvaient pas la faire descendre au- dessous de 2.500 gr. La

quantité de liquide bu et uriné oscille pendant 15 jours entre un litre et 1 I 5, puis s’équilibre aux environs de 6 litres bus et 10 litres urinés.

Examens de laboratoire :

Elévation de la tension artérielle, qui passe après 10

jours de 0-7 à 12-7.

Cholestérol de 2,50 à 53,50.

Albumine du sérum de 106 à 81.

Réserve alcaline (Van Slyke) : 49 à 55,50.

OBSERVATION XI fRuener & Wozr)

Femme de 20 ans est admise sans connaissance après avoir absorbé dans un but de suicide 10 comprimés de Véronal et 9 comprimés d'Eukodal. À son réveil, la soif intense dont elle se plaint et la découverte dans son sac d'une ampoule de pituitrine font rapidement poser le dia-

gnostic de diabète insipide.

Antécédents héréditaires : rien à signaler. Antécédents personnels : enfant souvent maladive, rougeole, rachitisme. N'aurait marché qu'à 4 ans. Jeune fille a toujours été bien

portante. Réglée à partir de 15 ans très régulièrement.

À 21 ans (février 1924), la malade a eu un accouchement normal. Cinq mois après elle commence à souffrir d'une soif intense et présente une très forte polyurie. En même temps, apparition d'une très grande faiblesse, d’abattement et d'amaigrissement. Sur avis d'un médecin, elle se fit ellemême des injections de pituitrine qui n'améliorèrent que peu son état. Elle continuait en effet à boire de 5 à 7 litres par jour. Sans médication, elle était obligée de boire « par

seaux »

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