‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 115 sur 436 · JÉSUS · texte numérisé non relu

JÉSUS

— Lui : Ou bien veux-tu monter avec Jésus sur la moDtagne, et, fêtant assis, tes disciples s'étant appro-.

chés de loi, ouvrir la bouche, et les enseigner en disant :

« Heureux les pauvres d'esprit, car ils hériterout le royaume « des deux; a Heureux ceux gui pleurent, car ils seront consolés; « Heureux les pacifiques , car ils hériteront la terre ; » i

Et le reste.

— Moi : Tais-toi, Méphistophélès ! Ne vois-tu pas que Jésus et Mahomet sont plus grands poètes que tous tes poètes. Au lieu de chanter Tantithèse, ils ont fait, eux, une bien autre antithèse ! Ils n'ont pas dit : Soumette:^ vous à la Mort^ obéissez au Destin. Ils ont dit : Ne croyez pas au Destin, croyez à la Providence; ne crqyez pas à la Mortf croyez à la Résurrection.

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