‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 194 sur 436 · LIVRE III. SOS · texte numérisé non relu

LIVRE III. SOS

Horace savait ce qu'il faisait; mais, pour ton compte, le sais-tu ?

Horace cherchait la vie future : Non omnis moriar, — en égoïste, il est vrai, et en aveugle;— mais toi, de combien <3e siècles ne nous ferais-tu pas reculer!

Horace luttait contre la Mort^ alors même qu'il chantait la victoire de la Mort sur tout, excepté sur l'Art. Toi, venu après le Christianisme, en abandonnant le chemin parcouru , ce n'est pas la défaite de la Mort , c'est son triom- X)he que tu éterniserais !

Au point où en est aujourd'hui Tesprit humain , sais-tu, ^n combattant comme tu le fais, pourquoi tu combats? I^our quelque chose d'aussi vain qu'un titre de comte ou ^e marquis , un ruban , un crachat !

Un éclat de rire, bientôt répercuté, applaudit à ces paroles.

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