LIVRE III
Laissez-moi donc encore vous parler de Byron'. C'est on homme dont on rêve ; dont a rêvé notre époque, dans la fange et le sang qui la souillent; dont rêveront les siècles futurs, jusqu'à ce que Gain soit vaincu, et même après la victoire.
— Où nous mènes-tu ainsi? interrompit Hugo.
— N'aie crainte, lui répondis- je, je finirai par te parler de toi-même. Veux-tu donc que Byron soit damné sans retour? et m'empêcheras-tu de remplir le rôle pieux que M. de Lamartine donne à son Ange chargé du recours en grâce ?
C'était à toi de le remplir, ajoutai-je : pourquoi me l'astu laissé? Il l'appartenait de droit, ce rôle, et même il était à ta charge, puisque tu aspirais à être le successeur de Byron. Mais tu as fait comme les monarques, qui n'aiment pas qu'on parle de leurs devanciers. Sauf une page de la Muse Française ^ témoignage de naïveté de jeunesse, loi, si flatteur pour Napoléon, tu n'as jamais offert à Byron un hommage, si j'ai bonne mémoire; et pourtant....
— Qu'entends-lu?... s'écria Hugo.
— Oh! répondis-je en riant, Videbimus infra !
UQ LA GREVE DE SAMAREZ.