‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 232 sur 436 · LES TROIS VOIX · texte numérisé non relu

LES TROIS VOIX

— Mais nous! pour qui nous prends-tu?

C'était la Voix dans l'ombre du Rocher.

— Nous comptes-tu pour rien? Ne nous demanderas-tu point, à nous aussi, la permission de te livrer à tes immenses développements?

— Immenses! m'écriai-je; dites donc seulement nécessaires.

— Tu sais que je suis pressée!

Un éclat de rire suivit.

~ Pourquoi riez-vous? dis-je.

— C'est que moi aussi je fais des calembours : Ed anche io son pittore. Ne t'ai-je pas fait connaître que, comme Hernani, je suis dans une armoire? En pareille situation on est pressé, quand l'armoire est étroite. Mais on est pressé aussi quand on a le désir le plus vif de savoir ce que tu as à nous dire.

— Flatteuse! m'écriai-je.

— Quant à moi, dit l'autre Voix, je ne suis pressé que de la dernière façon. Tu soutiens que Byron c'est l'Art du Mal , et tu conçois l'idée de sauver Byron ! Comment y parviendras-tu?

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