‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 251 sur 436 · SHELLEY AU TOMBEAU DE KEATS · texte numérisé non relu

SHELLEY AU TOMBEAU DE KEATS

a Parmi les autres amis moins connus, vivait un être frêle, — une ombre parmi les hommes, — solitaire comme le dernier nuage d'une tempête expirante dont Texplosion de la foudre a annoncé la fin.

a 11 avait aimé la Nature dans sa chaste nudité avec Tamour d'Actëon pour Diane. Et maintenant il fuyait d'un pas affaibli à travers le désert du monde , poursuivi comme une proie par ses propres idées.

(c Sa tête était entourée de violettes et de pensées flétries. Il portait un rameau de cyprès , autour duquel s'enlaçaient des festons de sombre lierre, humides de la rosée des bois.

«r Ce rameau, attribut de douleur, tremblait dans sa faible main, dont le mouvement continuel répondait aux battements de son cœur.

a II venait le dernier, négligé, seul, tel qu'un cerf abandonné de ses compagnons de la forêt, quand il est atteint par la flèche du chasseur, n

— Beau» très-beau! mais bien triste! dit tout bas la Voix dans l'ombre.

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