LIVRE III
lit amitié avec lui, qu'il écrivit le troisième chant de 'hild€--Harold^ puis Manfred^ et enfin Caïn.
C'est ce hibou qui lui apprit à faire des vers plus diffiilement, qui lui donna le goût d'une poésie de style plus refonde, plus soignée , plus sévère.
Personne ne savait mieux le grec que ce hibou; peronne aussi ne connaissait mieux toutes les littératures lodernes. En ce sens, c'était le premier classique de Europe et le premier romantique. L'horizon littéraire le Byron^ jusque-là fort borné, s'étendit infiniment, ux doctes entretiens de son hibou, à Genève, à Venise, Pise, pendant six ans d'intimité.
Mais ce sont ses moindres services. C'est par ce hibou [ue le glorieux Prédestiné acquit des lumières qui lui valent été jusque-là refusées sur ce que j'appellerais olontiers la nouvelle semence de l'Humanité; par lui, il omprit le sens de la Révolution Française ; par lui, il reut quelques rayons, malheureusement encore trop pâles, e l'Aurore du Socialisme; Shelley lui porta les rêves lorés de Thomas Payne, de Godwin , de Robert Owetf.
Par combien d'épreuves , par quels malheurs aussi , par ombien d'atroces douleurs il avait conquis cette semence [u'il présenta à Byron ! Oh ! qu'il a souffert celui-là! Mais on initiation, loin de lui mériter aujourd'hui des injures, le devrait qu'assurer sa gloire.
Pauvre Shelley! Moore te déteste, et M. de Lamartine e flagelle ; il t'appelle un oiseau de nuit. Moi je pense au lymbole plus véridique que tu fis sur toi-même dans ton [donaïsj la touchante élégie sur la mort de Keats, auprès luquel tu reposes.