‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 281 sur 436 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

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Umana Razza ! comme disait Foscolo dans ses grandes colères contre l'espèce humaine ! race aveugle et moutonnière! qui t'a tirée de l'argile, je te demande? Promélhée , n'est-ce pas? T'imagines-tu donc que Prométhée n'ait pas conservé, pour te perfectionner, un peu du feu qu'il rapporta du ciel dans un Mythe!

— La Fable dit dans une férule ^ comme qui dirait dans un roseau, interrompit la Voix derrière moi. Mais je découvre avec plaisir que vous êtes digne de connaître les secrets des Sages. Cette férule, en effet, c'était le Mythe.

— Race hypocrite aussi, continuai-je, et encline à tuer les prophètes , comme Jésus en son temps le reprochait aux Juifs , il te sied bien d'insulter ceux qui font pour toi de dures expériences, les Jean-Jacques et les Shelley! Où en es-tu avec tes vieilles religions auxquelles tu ne crois pas?

— Parce qu'elle ne les comprend plus , interrompit encore la Voix derrière moi !

— As-tu trouvé le bonheur dans ton enfer? Quelle est la moralité, pour traiter d'immoraux ceux qui cherchent pour toi la route que tes infirmités trop évidentes et tes innombrables calamités réclament?

— Abandonne ce transport, dit la Voix dans l'ombre. Je ne comprends encore rien à ton Shelley.

— Patience!

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