‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 282 sur 436 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

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Medwin cite des vers que Shelley composa à Tépoque de son voyage à Gretna-Green. Il y voit une prophétie. Shelley , dit-il , semble avoir deviné que la mer serait son tombeau.

Mais si ces vers sont prophétiques, j'aimerais autant croire qu'il s'agit d'un autre naufrage que du naufrage matériel qui termina sa vie :

« Le jour de demain arrive : les nuages s'amoncëlent , leur masse sombre roule sur les eaux.

tt Le bruit sourd d'un tonnerre lointain gronde ayec majesté; la tempête déploie ses ailes sur Tobscurité qui couvre la vague bouillonnante.

« L'inexorable démon des orages , assisté des vents et des éclairs , aperçoit sa proie. L'abîme profond s*entr*ouvre comme la gueule menaçante d'un monstre. Le vaisseau est englouti dans cet affreux tombeau. »

— Quoi ! mourut-il ainsi? s'écria la Voix.

— Oui, dix ans après. Mais depuis son voyage à Gretna-Green...

— Que lui art-elle donc fait cette femme?

— Tu le sauras tout-à-l'heure.

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