LIVRE nu
— Remarque ce passage; je m'en servirai tôt ou tard contre toi.
— Bah! répondit-il, ai -je jamais affictié le Panthéisme?
— Tu as fait plus, sans t'en douter. Mais motus! il ne s'agit pas de toi en ce moment. Je constate que Shelley, au lieu de la Providence, ne voit que la Nécessité :
« Ame de la Natare ! Paissance qui suffit à tout ! Nécessité! toi mère du monde ! différente du Dieu de Terreur humaine , tu n'as hesoin ni de prières ni de louanges. Le caprice de la faible Tolonté de Thomme ne te convient pas plus que les passions changeantes de sa poitrine ne conviennent à Tinvariable harmonie. L'esclave , dont la misère répand sur le monde d'horribles convoitises , et rhonnéte homme , qui se redresse , avec un vertueux orgueil, à la vue du bonheur qui provient de ses propres œuvres; l'arbre à poison sous l'ombre duquel toute vie est flétrie , et le beau chêne dont le dôme de feuillage fournit un temple où l'amour heureux inscrit ses vœux, sont égaux devant toi. Tu n'as ni amour ni haine. La vengeance et le favoritisme, et les plus honteux désirs de gloire, tu ne les connais pas. Tous ces êtres divers que le vaste monde contient ne sont que tes instruments passifs, et tu les regardes tous d'un œil impartial , ne sentant ni leur joie ni leur peine, parce que tu n'as pas un sentiment humain , parce que tu n'as pas un esprit d'homme, n