CHAPITRE XXXI
SUITE
— Et que disaiUl ce père?
— Il ne disait rien, car depuis longtemps il avait
308 LA GREVE D£ SAMAREZ.
cessé de parler à sod fils, de communiquer avec lai. Mais son silence disait : C'est toi qui Tas perdue; sans toi, même coupable, serait-elle poursuivie? Elle aussi a des parents qui pourraient la défendre. Mais tu Tas glorifiée, elle est perdue !
Et , en silence , il touchait l'argent des fiefs qui appartenaient à son fils, et ne lui en donnait pas une obole.
— C'était pour lui faire faire pénitence de son Pamphlet, de son renvoi de l'Université, et d'avoir manqué la main d'une riche héritière.
— Précisément ; mais c'était aussi pour Tcmpécher d'empêcher la vindicte sociale de s'accomplir sur lui et sur elle, sur lui par elle, sur elle par lui.
— Oh ! le vertueux père !