‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 326 sur 436 · CONVERSATION · texte numérisé non relu

CONVERSATION

<( Je chevauchais un soir avec le comte Maddalo... »

Il est inutile de vous apprendre que le comte Maddalo, c'est Byron... Mais jo m'aperçois que je ne vous ai pas fait

312 LA GRÉY£ DE SAMAREZ.

coDoaitre l'épigraphe : trois vers traduits de Virgile. Le goût Grec de Sbelley le suit partout, au point qu'ayant à dire les choses les plus modernes, et voulant les dire de la façon la plus moderne, il sMnspire de Virgile chantant, à la Greeqm, la mort d'un poète amoureux, et faisant intervenir la Nature tout entière, sous ses formes symboliques» quand Galbis se mourait d'un indigne amour. Nous sommes toujours consolés quand nous prenons pied dans la Nature. Toutes nos souffrances ne se passent-elles pas au sein de cette Nature, qui est éternelle? Et cette éternité même ne dit-elle pas que le mal cessera un jour, quand nous connaîtrons mieux la Nature ? Mais me voilà qui prends la place de Shelley,

— Et de Virgile , car pourquoi ne pas nous citer ces trois vers qui servent d'épigraphe à Shelley? Tu sais bien que tu m'as fait aitner Virgile !

— Ah ! curieuse , tu veux voir l'antique avant le moderne! Soit. Gallus, donc, se mourait d'un indigne amour...

— Tout comme Shelley.

— Il gisait expirant sous une roche du Mènale. Les bergers, les bouviers aux pas tardifs, tous accourent. Tous lui demandent : h Pourquoi cet amour? h Apollon vint, et lui dit : <( Gallus, quelle folie est la tienne! Celle <t qui causie ta doulc^ur, ta Lycoris, suit les pas d'un <( autre à travers les neiges, à travers les horreurs des <c camps. »

— Elle était avec Marc-Antoine, sa Lycoris, interrompit le Vieux derrière rooj.

— Pan vint aussi , Pan , Dieu d'ArcadiQ : <f Quand fini- M ront ces plaintes? dit-il. L'Amour ne s'en met pas en M peine; le cruel Amour ne se rassasie point de larmes, ^

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