LIVRE III
est vrai en général, il est surtout vrai pour un drame d'amour. Tout drame d'amour doit finir par un coup de théâtre. Le drame amoureux de Shelley, bien que réel, ne manque pas à cette régie. Shelley pardonne tout. Mais la Loi arrive, et un homme de robe , portant rabat, perruque ou bonnet carré, prononce un arrêt. Alors on enlève la femme, on ravit à Shelley ses enfants. Voilà, certes, un horrible coup de théâtre! mais qui pourtant ne satisfait pas à la règle d'Horace : car ce dénouement n'est pas montré, il n'est qu'indiqué; il faut le saisir dans les ténèbres; l'amour ne peut pas protester, la toile tombe.