‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 340 sur 436 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

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— Pourtant , poursuivit-elle , il me fâche que Shelley n'ait pas pu se montrer dans la prison avec elle , tenant leurs enfants sur ses genoux ; c'eût été une belle scène ! 11 y a bien , dans le récit final , une échappée qui nous les fait voir ensemble sous la ^main de Gain , puisqu'ils se réunissent quand la dame a perdu son orgueil , et qu'elle regarde doux ; mais ce n'est qu'une échappée. Shelley n'a pu faire autrement, j'en conviens. Mais je regrette ce dénouement. Quand il s'agit d'amour, j'aime ce qui est excessif. L'amour non excessif est chose si commune, que ce n'est pas la peine de s'en occuper. Or n'y a-t-il pas un vers d'Horace qui dit : «( Ge que l'on peut « montrer aux yeux produit beaucoup plus d'effet que ce c( que l'on confie aux oreilles ; )> à plus forte raison , ce que l'on confie tout bas à l'oreille fait beaucoup moins d'effet. Dis-moi donc cela en latin.

— Ah! tu veux que je te fasse aimer Horace. Eh bien :

Segnius irritant animos demissa per aures Quant quœ sunt oculis subjecta fideliler.,..

— Ges anciens avaient du goût. Mais si cet aphorisme

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