CHAPITRE IIL
SUITE
Quel texte à méditer que mon Épigraphe !
S'i/ est vrai que cela n'arrive pas! Marc-Aurèle est donc disposé à croire que cela arrive.
(1) Pensées de Marc-Aurèle^ ch. V, trad. de Joly.
La chose était possible , ajoute-t-il encore.
Il aurait dû nettement conclure : Donc elle doit être. Ne vient-il pas d'écrire : « Il est impossible que les Dieux, « qui ont arrangé toutes choses dans un si bel ordre et (( avec tant d'amour pour TEspéce Humaine, aient négligé <c un point si important. »
Mais il ne le dit pas.
Pourquoi?
C'est qu'il n'était pas temps de le dire.
C'est que Marc-Aurèle était Stoïcien.
C'est qu'il était le divin résumé de la Grèce et de Rome; c'est qu'il n'était pas plus.
Eh bien ! moi je le dis pour lui.
Faites sonner les tambours et les trompettes ; convoquez toutes les nations, toutes les croyances, toutes les sectes philosophiques. Je demande que l'on réponde à cette induction de Marc-Âurèle !