‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 365 sur 436 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

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Non , continuai-je, on n'a pas encore compris Homère, car on n'a pas plus compris , dans la profondeur, l'Odyssée que l'Iliade.

Comment les Benjamin Constant font-ils pour ne pas découvrir un caractère commun entre ces deux poèmes?

Où ils ne voient pas même de rapport, je trouve identité (le doctrine et art identique.

Pénélope est pour moi la sœur d'Hélène.

Est-ce que l'Homère de l'Iliade n'a pas fait de l'adultère la cause de la ruine mutuelle des Grecs et des Troyens?

Est-ce qu'il n'a pas fait Paris lâche?

Est-ce qu'il n'a pas donné de la dignité à Ménélas?

Il a fait Hélène respectable, me dira-t-on. Je le sais bien. Si l'on veut même, il l'a faite adorable; la scène de la porte de Scée , où les vieillards l'admirent, est le chefd'œuvre de la poésie. Oui , mais entendez-la, cette Hélène! avec quelle vérité, avec quelle sincérité elle se plaint de Vénus qui l'a prise pour victime!

Hélène, c'est la femme subalternisée par la Fatalité» asservie à l'homme, et non libre. Qu'elle devienne libre, elle sera Pénélope.

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