‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 401 sur 436 · CHAPITRE LIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIX

En vérité, je ne te reconnais plus. Es-tu ou n'es-tu pas celle qui tout à l'heure voulait aller droit-son chemin, sans se détourner à droite ni à gauche ; celle qui disait, parlant de moi : « Lui mettre la bride sur le cou ! mais qui sait où il nous mènerait! et Hugo qui attend! » et le reste. Tu me souffrirais t'expliquant à cette heure, depuis a jusqu'à %^ tout le Christianisme. Mais mon Poème!

— Il est temps, ma foi, que tu t'en souviennes.

— Perfide! et ta curiosité allait achever de me le faire perdre de vue !

— Conviens que tu nous fais passer par deux fameux Poèmes pour arriver au tien !

— Oh! puisque c'est ainsi, c'est moi désormais qui prends le gouvernail.

— Deux Mythes encore , deux petits Mythes , pas davantage! Explique-moi le sens de l'Évangile sur l'Amitié et sur la Nature , comme tu viens de faire pour l'Amour. Tu ne peux pas moins : autrement ta formule de Jésus serait boiteuse , tandis qu'il ne manquerait rien à ta formule d'Homère.

Page 1