‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 48 sur 436 · LA MORT · texte numérisé non relu

LA MORT

a Seigneur, nous crions vers vous du fond de notre mi* i( sère.

a Comme les animaux qui manquent de pâture pour ce donner à leurs petits,

« Nou8 crions vers vous. Seigneur.

a Comme la brebis à qui on enlève son agneau, #< Nous crions vers vous, Seigneur.

« Gomme la colombe qae saisit le vautour, « Nous crions vers vous, Seigneur.

u Comme la gazelle sous la griffe du tigre, « Nous crions vers vous. Seigneur.

« Comme le taureau épuisé de fatigue et ensanglanlé a par Taiguillon , i( Nous crions vers vous. Seigneur.

« Comme l'oiseau blessé que le chien poursuit, « Nous crions vers vous. Seigneur.

a Comme l'hirondelle tombée de lassitude en traversai! I i( les mers , et se débattant sur la vague , H Nous crions vers vous. Seigneur, etc., etc.

Voilà ce que je lisais ce matin en feuilletant les Paroles d'un Croyant pour y trouver Tépitaphe que m'avait fait demander la mère de Philippe.

Je voudrais bien que Lamennais fût ici avec moi sur ce rocher. Je lui dirais :

Ne vois-tu pas que les animaux qui manquent de pâture ,

La brebis à qui on enlève son agneau,

La colombe que saisit le vautour ,

La gazelle sous la griffe du tigre ,

Le taureau épuisé- de fatigue et ensanglanté par l'aiguillon ,

L'oiseau blessé que le chien poursuit,

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