LA MORT
a Seigneur, nous crions vers vous du fond de notre mi* i( sère.
a Comme les animaux qui manquent de pâture pour ce donner à leurs petits,
« Nou8 crions vers vous. Seigneur.
a Comme la brebis à qui on enlève son agneau, #< Nous crions vers vous, Seigneur.
« Gomme la colombe qae saisit le vautour, « Nous crions vers vous, Seigneur.
u Comme la gazelle sous la griffe du tigre, « Nous crions vers vous. Seigneur.
« Comme le taureau épuisé de fatigue et ensanglanlé a par Taiguillon , i( Nous crions vers vous. Seigneur.
« Comme l'oiseau blessé que le chien poursuit, « Nous crions vers vous. Seigneur.
a Comme l'hirondelle tombée de lassitude en traversai! I i( les mers , et se débattant sur la vague , H Nous crions vers vous. Seigneur, etc., etc.
Voilà ce que je lisais ce matin en feuilletant les Paroles d'un Croyant pour y trouver Tépitaphe que m'avait fait demander la mère de Philippe.
Je voudrais bien que Lamennais fût ici avec moi sur ce rocher. Je lui dirais :
Ne vois-tu pas que les animaux qui manquent de pâture ,
La brebis à qui on enlève son agneau,
La colombe que saisit le vautour ,
La gazelle sous la griffe du tigre ,
Le taureau épuisé- de fatigue et ensanglanté par l'aiguillon ,
L'oiseau blessé que le chien poursuit,