‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 53 sur 436 · LIVRE 11. bi · texte numérisé non relu

LIVRE 11. bi

Tu avais dans Tesprit apparemment quelque chose comme ces vers de Racine :

Aux petits des oiseaux il donne leur pâture, Et sa bonté s'étend sur toute la nature.

Hélas! n'as-lu pas réfléchi qu'il ne nourrit les uns qu'en tuant les autres! Quand Toiseau apporte la pâture à ses petits, ils ouvrent largement leur bec pour Tengioulir; mais cette pâture, quelle qu'elle soit, c'est la Mort qui la donne. « Papa! » disait mon petit Louis, « nous avons ce vu la mère ce matin leur apporter un ver dans son « bec. »

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