CHAPITRE XXXIX
SUITE
Sur le premier couplet^ par exemple... Ma chatte noire s'en est chargée. La femelle n'était pas morte, le mâle non plus. Ils étaient là tout près, ils revenaient au nid, apportant à manger à leurs petits : ils eurent la douleur de les voir dévorer sous leurs yeux !
Sur le second couplet... Aijuoi bon supposer le paire
absent, le chien mort? Pourquoi même un loup? Est-ce que le pâtre ne peut pas faire Taf faire? Pourquoi garde-t-il ses moutons? Les loups n'ont jamais mangé autant <le moutons que les hommes.
Sur le troisième couplet... Hélas! Hugo lui-même a, dans sa vie, tout un poème funèbre, qui n'est qu'une variation de ce couplet... Il était à Bayonne (c'est lui qui me l'a raconté), il était dans une église, déchiffrant et arrachant à la poussière des tombes de vieilles inscriptions , au moment (il a pu le vérifier ensuite), au moment même où les flots de la Seine engloutirent sa fille ainée, celle que j'avais vue, toute petite enfant, dire sa prière du soir sur les genoux de sa mère.
iMalherbe, moins malheureux, avait trouvé le même poème funèbre dans la maison d'un ami :
Ta douleur, Du Perrier, sera donc éternelle !
Et Rose , elle a vécu ce que vivent les roses ,
L'espace d'un matin.
Du Perrier n'était pas au bagne, et sa femme n'était pas à l'hospice.
Telle est la vie : la Vie, c'est la Mort,