‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 88 sur 436 · CHAPITRE LXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXIV

SUITE

J'insistai de nouveau en me disant :

Le Christianisme de Prynne était sincère; tous ses actes le prouvent ; son poème l'atteste. C'est une paraphrase, en pensées fortes et avec un style simple et énergique, de tous les passages de la Bible que son sujet lui rappelle. On ne saurait mieux comparer cet ouvrage qu'à la Cofmlatimde la Philosophie de Boèce. Le consolateur de Prynne, c'est le Christ, l'Evangile et la Bible à la main. Mais Milton , quel Christianisme véritable et profond avait-il ?

Quand on Ut son Allegro ^ son Pemeroso^ et ses autres poésies diverses, on voit qu'il était sceptique autant qu'on pouvait l'être de ce temps. On a publié dernièrement en Angleterre, aux frais de l'Etat, plusieurs traités théoiogiques de lui qui étaient restés manuscrits. Je les ai lus. Qu'y ai-je trouvé ? Beaucoup de subtilUé pour, au moyen de

citations, détruire le Christianisme. Au reste, ce point est bien connu : il était Arien et Socinien.

Mais, me dira-t-on, c'est ce qui prouve sa supériorité.

On pourrait se tromper. Cela prouve seulement quMl avait voyagé en Italie, où le Socinianisme était à cette époque fort répandu.

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