‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 91 sur 436 · DEUX HOMMES EN UN · texte numérisé non relu

DEUX HOMMES EN UN

— Auras-tu bientôt fini de regarder ce Château ? Qu'y verras-tu que tu n'y aies vu du premier coup d'oeil ! Je te l'ai déjà dit, bien des siècles avant que l'homme pensât à se hisser là, la mer battait ce roc, et l'oiseau de proie y faisait sa demeure. L'homme n'a fait que continuer l'ouvrage de la Nature, imiter son œuvre, faire la guerre comme elle.

— Laisse-moi, lui dis-je, tu es Méphistophélès.

— Allons ! voilà que tu vas croire à Méphistophélès, toi qui ne crois pas à Satan? Ne me connais-4u pas? En ce cas, tu ne te connaîtrais pas toi-même. Car je suis tout simplement un des deux hommes qui se trouvent en toi, comme en chaque mortel. Ne te rappelles-tu pas le couplet de Racine :

Mon Dieu! quelle guerre cruelle!

Je trouve deux hommes en moi ;

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