‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 93 sur 436 · MARINE TERRACE · texte numérisé non relu

MARINE TERRACE

— Moi : On m'a reproché autrefois d'avoir brisé les cordes d'une lyre , les sept cordes , car elle en avait sept; comme la lyre inventée par Orphée. C'est une occasion de prendre tme leçon d'Art.

— Lui : D'autant plus que tu es dans une belle position pour cela. Laisse ton Château de Mont-Orgueil, et regarde devant toi, là, tout près, à deux pas d'ici. Ne

vois-lu pas Marine Terrace, avec son toit à ritalienne, et ses deux petites ailes abaissées devant son fronton? Il est vrai que la terrasse sur le bord de la mer t*empêche de découvrir la maison; mais tu la connais si bien, cette maison , que tu peux la voir les yeux fermés. Ne sens-tu pas que tout y parle d'Art? N'as-tu pas lu la lettre d'Auguste Vaquerie à la Presse : « Nous travaillons. Ce qu'il u fait, lui, le monde le sait. Toute la maison travaille. a C'est incroyable la quantité d'Art que produit cette mai- (c son que la Politique a produite. i>

— Moi : Je trouve que Vaquerie ne comprend pas bien la mission de l'ami qu'il admire. Je dirais volontiers, avec une variante :

Détestables flatteurs....

— Lui : Ah ! si tu tournais contre Vaquerie les deux vers de Racine, cela passerait pour une vengeance de l'auteur de Phèdre et d'Athalie.

— Moi : Laissons, et dis-moi ce que c'est que l'Art. Tu m'annonces que c'est tout, prouve-moi que c'est quelque chose... J'entends quelque chose de bon.

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