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infectieuse, que l’on décrit communément comme appartenant en propre à la grippe. Autant au printemps les malades atteints de grippe se remettaient vite, sans autre incident qu'une asthénie très variable et généralement de courte durée, autant les grippés maintenant demeurent affaiblis, sans force, et sont longs à se remettre.
Parmi ces différentes manifestations du décours des grippes à forme grave, nous relevons, de façon habituelle, le facies grippé classique, avec émaciation des traits, nez pincé, yeux cernés, teinte jaunâtre du visage, donnant à la physionomie une expression indéfinissable de tristesse et d’anxiété.
L'asthénie est intense, persistante. La langue revêt couramment maintenant l'aspect porcelainé : elle est plate, étalée, d'aspect opalin et non saburrale. La fension artérielle est constamment basse. Le cœur est fréquemment dilalé, un peu sourd, avec augmentation à l'examen radioscopique de lombre cardio-aortique.
La convalescence est longue et pénible, s’accompagnant d'instabilité thermique avec encombrement persistant des bases pulmonaires.
H y a la comme un syndrome toxt-infectieux tardif de la grippe compliquée qu'il nous a paru intéressant de mettre en évidence, et qui s’est rencontré avec une très grande fréquence chez l’ensemble de nos malades pen-
dant l’arrière-saison.