‹ La grisette au vert tableau mêlé de coupletsChapitre 19 sur 22 · COURTOIS, SIMONNE · texte numérisé non relu

COURTOIS, SIMONNE

SIMOMKE, entrant.

Impossible de retrouver ma nièce, ces petites me font enrager.

Mlle parle de sa nièce , ça doit être la tante , il faut que je prenne des renseignemens... Vil> lageoisc, recevez mes complimeos... vous avez une nièce !

SIMO!i:<E.

Je le sais bien , que j'ai une nièce !. .

COURTOIS

Non je dis , une nièce ravissante?

SIMONME.

Et sage donc. Monsieur.

COURTOIS

Elle m'a fait cet eflfet-lii, et je m'y connais. SIVtOMAE.

D'abord , à Paris , elle a (onjoni's véen parmi <

ce qu'il y a de niieox, parmi les femmes les plus vertueuses, les fleuristes, les modistes.

COURTOIS

Ab ! ce sont les femmes les plus... de Paris...

SIMOSRK.

' Pajxiine , ça sc comprend : ces jeunesse», ça I ne travaille que pour les dames, alors, ça ne voit i Jamais d'hommes, de la semaine.

COURTOIS

Au fait, c'est juste, ça ne voit jamais d'hom- ' mes.

' SlUe.NNE.

Et les dimanches donc, elle les passait dans I des endroiis que rien qu'au nom, ça doit être ! très vertueux.

I COURTOIS

Vraiment?..

SlMON?tE.

Elle allait., attendez donc, elle allait... à 1» Chaumière , par exemple.

I COURTOIS

I La Chaumière ! comme c'est simple et nalL

' SIMOANE.

A Montesquieu!..

> COURTOIS

J'en ai entendu parler... un grand homme de l'aiiiiquité ; on doit faire , dans l'endroit de ce j nom, des sermons... de In morale.

I SIMONNE

Et cn&ii... à l'Ermitage !..

COURTOIS

' Oh! Dieu! l'Ermitage... l'Ermitage, voilà I qui est pur, qui est. saint. .. qui est...

SIMONNE

Et j’ai su qu'à l’Ermitage, Monsieur, elle avait passé des nuits entières, tant elle s'y trouvait heure use et paisible.

Ob! assez, assez... tout ce que vous me dites Kl me transporte, me ravit, je l'adore , j'eu deviens bête !

SIMO.'XNE.

Qu'est-cc qu'il a donc, ce Monsieur!..

j SCÈNE xin.

! Les Mêmes, RAYMOND.

I RVTMOND , entrant,

j Chornianic, délicieuse!..

I COURTOIS

Ah! c'est vous, mon ami, mon cher Raymond!

RAYMOND

Vous voyez un homme enchanté.

COURTOIS

Et vous avez on face Hiuiiiain le plus heureux de France, et je ne sais même pas si la Navarre en produit de plus fortunés.

SIMONNE

Qu'est-cc qu'ils ont donc tous les deux?

COURTOIS

I Figurez-vous que j’ai rencontré ici la femme la plus charmante , la plus jolie.

} nAVMOND.

B. 'inmme moi!..

SCËNE XV.

COURTOIS. *1

Non , bien plus jolie que vous! .« n&ÏUOND.

Vous ne m’entendez pas... Je suis amoureoi.

COUHTOIS.

Et Boi aussi ! I

RAYMOND. I

D’une femme ! ^

COURTOIS

El moi aussi!

RAYMOND

Taisez-vous donc, d'une fenime gaie, vive, ' piquante. {

COURTOIS

Et moi, simple, naïve, candide.

RAYMOND. I

Peut-être un peu coquette, mais spiritneUe i comme un petit diable. |

COURTOIS. I

La mienne, au contraire, d'une douceur, d'une candeur...

SIMONNE

OÙ ont-ils pn trouver tout ça.

COURTOIS

Uon cher, recevez mon compliment !

RAYMOND

El VOUS, recevez le mien !..

COURTOIS

EnOn, j’aimerai donc une fois sans que vous m’avez devancé... je grille de vous la faire connaître.

RAYMOND

Et moi , de vous la présenter.

JULIA , en dehors.

Ma tante!., ma tante!

COURTOIS, à paru Ah! j’entends son cri.

RAYMOND, a paru Bon, c’est elle que j’entends!..

SlUONNK, a Cutirtois.

Comment, comment, la jeune tille si sage...

COURTOIS

C’était elle...

Simonne, a Raymond.

Cette jeunesse si coquette?..

RAYMOND

C’était elle...

SIMONNE, k Courtois.

Ce petit ange, enfin?.,

COURTOIS

C’était elle...

SIMONNE, A Raymond.

Ce diable, ce démon , re lutin.

RAYMOND

C'était elle... toujours elle...

SIMONNE

Ah ! tâchez donc de vous entendre.

JUUIA.

Voilà que ça s'embrouille , ça devient très divertissant.

RAYMOND

Il y a erreur, c’est sûr... François!.. François!.. le drôle est dans quelque caWet... mais je saurai le trouver.

Ail de l’ilÎMirv d'Amor.

Du cabaret A la ferme ,

Je cours aux renseignemens.

Car Je prétends mettre uii terme A mon doute, A mes (ourmens;

Ce mystère est Incroyable.

Et sans ménager mes pas,

Oui Je vais...

coinTOLs.

Allez au diable ,

Mais surtout n’en r'vencz pas.

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