COURTOIS, SIMONNE
SIMOMKE, entrant.
Impossible de retrouver ma nièce, ces petites me font enrager.
Mlle parle de sa nièce , ça doit être la tante , il faut que je prenne des renseignemens... Vil> lageoisc, recevez mes complimeos... vous avez une nièce !
SIMO!i:<E.
Je le sais bien , que j'ai une nièce !. .
COURTOIS
Non je dis , une nièce ravissante?
SIMONME.
Et sage donc. Monsieur.
COURTOIS
Elle m'a fait cet eflfet-lii, et je m'y connais. SIVtOMAE.
D'abord , à Paris , elle a (onjoni's véen parmi <
ce qu'il y a de niieox, parmi les femmes les plus vertueuses, les fleuristes, les modistes.
COURTOIS
Ab ! ce sont les femmes les plus... de Paris...
SIMOSRK.
' Pajxiine , ça sc comprend : ces jeunesse», ça I ne travaille que pour les dames, alors, ça ne voit i Jamais d'hommes, de la semaine.
COURTOIS
Au fait, c'est juste, ça ne voit jamais d'hom- ' mes.
' SlUe.NNE.
Et les dimanches donc, elle les passait dans I des endroiis que rien qu'au nom, ça doit être ! très vertueux.
I COURTOIS
Vraiment?..
SlMON?tE.
Elle allait., attendez donc, elle allait... à 1» Chaumière , par exemple.
I COURTOIS
I La Chaumière ! comme c'est simple et nalL
' SIMOANE.
A Montesquieu!..
> COURTOIS
J'en ai entendu parler... un grand homme de l'aiiiiquité ; on doit faire , dans l'endroit de ce j nom, des sermons... de In morale.
I SIMONNE
Et cn&ii... à l'Ermitage !..
COURTOIS
' Oh! Dieu! l'Ermitage... l'Ermitage, voilà I qui est pur, qui est. saint. .. qui est...
SIMONNE
Et j’ai su qu'à l’Ermitage, Monsieur, elle avait passé des nuits entières, tant elle s'y trouvait heure use et paisible.
Ob! assez, assez... tout ce que vous me dites Kl me transporte, me ravit, je l'adore , j'eu deviens bête !
SIMO.'XNE.
Qu'est-cc qu'il a donc, ce Monsieur!..
j SCÈNE xin.
! Les Mêmes, RAYMOND.
I RVTMOND , entrant,
j Chornianic, délicieuse!..
I COURTOIS
Ah! c'est vous, mon ami, mon cher Raymond!
RAYMOND
Vous voyez un homme enchanté.
COURTOIS
Et vous avez on face Hiuiiiain le plus heureux de France, et je ne sais même pas si la Navarre en produit de plus fortunés.
SIMONNE
Qu'est-cc qu'ils ont donc tous les deux?
COURTOIS
I Figurez-vous que j’ai rencontré ici la femme la plus charmante , la plus jolie.
} nAVMOND.
B. 'inmme moi!..
SCËNE XV.
COURTOIS. *1
Non , bien plus jolie que vous! .« n&ÏUOND.
Vous ne m’entendez pas... Je suis amoureoi.
COUHTOIS.
Et Boi aussi ! I
RAYMOND. I
D’une femme ! ^
COURTOIS
El moi aussi!
RAYMOND
Taisez-vous donc, d'une fenime gaie, vive, ' piquante. {
COURTOIS
Et moi, simple, naïve, candide.
RAYMOND. I
Peut-être un peu coquette, mais spiritneUe i comme un petit diable. |
COURTOIS. I
La mienne, au contraire, d'une douceur, d'une candeur...
SIMONNE
OÙ ont-ils pn trouver tout ça.
COURTOIS
Uon cher, recevez mon compliment !
RAYMOND
El VOUS, recevez le mien !..
COURTOIS
EnOn, j’aimerai donc une fois sans que vous m’avez devancé... je grille de vous la faire connaître.
RAYMOND
Et moi , de vous la présenter.
JULIA , en dehors.
Ma tante!., ma tante!
COURTOIS, à paru Ah! j’entends son cri.
RAYMOND, a paru Bon, c’est elle que j’entends!..
SlUONNK, a Cutirtois.
Comment, comment, la jeune tille si sage...
COURTOIS
C’était elle...
Simonne, a Raymond.
Cette jeunesse si coquette?..
RAYMOND
C’était elle...
SIMONNE, k Courtois.
Ce petit ange, enfin?.,
COURTOIS
C’était elle...
SIMONNE, A Raymond.
Ce diable, ce démon , re lutin.
RAYMOND
C'était elle... toujours elle...
SIMONNE
Ah ! tâchez donc de vous entendre.
JUUIA.
Voilà que ça s'embrouille , ça devient très divertissant.
RAYMOND
Il y a erreur, c’est sûr... François!.. François!.. le drôle est dans quelque caWet... mais je saurai le trouver.
Ail de l’ilÎMirv d'Amor.
Du cabaret A la ferme ,
Je cours aux renseignemens.
Car Je prétends mettre uii terme A mon doute, A mes (ourmens;
Ce mystère est Incroyable.
Et sans ménager mes pas,
Oui Je vais...
coinTOLs.
Allez au diable ,
Mais surtout n’en r'vencz pas.