‹ La grisette de Bordeaux, vaudeville en un acteChapitre 18 sur 28 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

M“ SAINT-JULES; puto LOUISE, «■•SAIXT-JULES, seule.

Quel ton solennel ! qu'est cc qu'il lui prend donc? r’est qu'il m’ennuie, à la Gn ; et maintcnant qu’il est ruiné , il n'a plus ce droit-là. C'est singulier! autrefois sa ügure me paraissait presqu'urigiiiale; aujourd'hui, je le trouve d'un laid! Lol'iSE , passant sa t«He A la porte.

Eh bien ! est-ce qu'il est parti?

«••SAIXT'JULKS.

Qui?

Mais mon Jeune homme ! je lui avais pourtant dit que je reviendrais.

«“•SAINT-JULES

Et votre entrevue... comment cela s'est-ll passé?

LOUISE

Oli ! ma Imnne Henriette, que ne te dois-je pas!.. J'ai eu bien peur, va! j’ai été bien gauche, l)icii petite brodeuse, sous ta belle robe ; mais à présent que je ne l'ai point trop elTarourhé au grand jour; maintenant que je l'ai vu aussi aimable, aussi empressé qu’au btü masqué ; maiiitcnaot cnGn qu'il veut m'épouser...

«“•saint- JULES.

T’épouser !

DonsE.

Oui , ma chère , rien que ça ; et je venais lui demander pardon de ma petite supercherie, lui avouer que je l’aiinc depuis long-temps.

M“* SAl.M-JULES.

PrciKls garde ! ne vas pas trop vile. Ils sont rares les hommes qui épousent!., il faut les ménager.

LOUISE , vivement.

Tu ne sais pas ce que c'est toi , que d'attendre pendant un an celui qu'on aime. Puis , au moment où l’on n’espérait plus , de le voir loutà-cüup arriver, puis de s’entendre dU'e par lui des choses si tendres, si bonnes! c’est à en de- «4> venir folle de joie I

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