LOUISE . M"' SAINT-JULES
«■• SAINT-JULES
Eh bien ! Louise ?
LOUISE
Eh bien ! ma chère , il est de retour !
«■• SAINT-JCLES.
Qui donc?
LOUISE
Ah! c'est vrai... c'est que tu ne sais pas... Promets au moins de ne pas rire , de ne pas te moquer moi; car c'est vraiment sérieux... très sérieux.
LOUISE
Eh bien... (Avec embarras.) II... s'en alla.
■■• SAINT-JULES
Quel soupir ! on dirait qu'il s'agit d'un prince.
LOUISE , trtstemeot*
C'est qu'il n'est plus revenu. ^
«■• SAINT-JULES
Là! ils n’en font Jamais d'autres!.. Ces monstres d’hommes n'ont pas la moindre mémoire.
LOUISE
Dame! écoule donc; il n’avait pas vu mon visage.
«■• SAINT-JULES
«•• SAINT-JULES
Va toujours.
LOUISE
Eh bien! j’aime pour la vie !
«■' SAINT-JULES , riant.
Toi? ah! ah! ah!
LOUISE
Là! qn’cst-ce que je disais?
Al*' SAINT-JULES.
Toi , Louise , si calme . si indifférente à tous nos plaisirs, et qui haussais si dédaiguensement les ép, aides quaiiil, au magasin, nous parlions de nos peines tic cœur... Mais c'est imposaiblel
LOUISE
('Atrtaiuemenl, que c’est impossible; mais ça est , il ii'y a plus rieu à répondre,
«•• SAINT-JULES
Et est-ce que je connais le mortel irrésistible...
Comment , tu avais gardé ton masque toute la nuit? Quelle imprudence !
LOUISE
Aussi , juge de ma joie , lorsqu'il y a trois semaines , toujouis au bal masqué , je l'ai retronvé, et qu’il m'a fait encore la cour, sans se douter qu'il s'ailrcssoit à la même personne que l'année dernière.
Al*' SAINT-JULES.
Et avais-tu tou masque , encore ?
> LOUISE
Oh ! je l'ai bien vite Oté ! C'est que cette fois , je ne veux plus qu'il s'en aille.
Al" SAINT-JULES.
El depuis cette soirée?
Nous nous sommes rencontrés, par hasard, trois dimanches de suile.
LOUISE
Pas du tout ; c'est un étranger , il arrive des colonies.
«■• SAINT-JULES
Et ce jeune homme.,, car je pense bien que c’est tui jeune homme... <9<
«■• SAINT-JULES
Mais, à présent, que les bals stmt finis...
LOUISE
Oui , ce hasard-là ne peut plus avoir lieu, «■• SAINT-JULES.
Aforu, tu ne le verras plus.
LOCISE t souriant.
SCÈSE IIL
t®> V*' SAi:»T-JCLES.
Si.
M"* 9.UNT-JDLES.
Ta lui as donc donné Ion adresse.
Par exemple!.. Seulement, en cansant... je loi ai dit ma rue cl mon numéro.
«*• saint-jli.es.
Comment, tu lui a.sdit... Oh ! ce scélérat d’amour! comme il vous retourne... voilà une Jeune fille, la sagesse même, enfin , la gloire des brodeuses, et crac! elle va dire sa rue et sou numéro!
LOLISF..
Puisqu'il les avait oubliés. Paurais désiré y mettre plus de réserve et de convenance ; mais Je n’avais pas le temps; quand on n’a pas le temps!.. Est-ce ma Taule, c’était le dernier bal.