H"* SA1NT-JIT.ES
C’est juste. C’est la faute à cet imbécille de raruaval qui finit toujours trop tOt. Ainsi , lu l’attends.
LOLTSK.
Aujourd’hui même... Mais à mesure que le moment approche... j’ai une crainte... Je n’y avais pas encore pensé avant ce malin... c’est en faisant mon ménage que ça m’est venu.
SAINT-JULES
Autrefois, c’était aussi l’instant de mes idées lumineuses.
LOUISE
Quand il va monter au cinquième au-dessus de l’entresol , en se tenant à la corde qui sert de rampe etqu'U reconnaîtra...
M“* SAINT-JULES
Qu’il reconnaîtra...
LOUISE , se reprenanu
Oui... qu'il verra qu'il est chez une pauvre petite ouvrière ; lui qui se figure peut-être tout autre chose...
U*' S.AINT-JULES,
Comment, il ne sait pas?..
LOUISE
Que je suis brodeu.se ? oh ! non ! un moment J'étais sur ie point de le lui dire.
Ail : Ka anour eoamue «u amitié-
Lorsqu'il se mit à parler du plaisir Qu'on a de voir dans an heureux ménage ,
De p’Ula enfans s'élever et grandir Frès d’uiM mère aussi bonne que sage.
A l’interrompre en de si beaux projets ,
D’autr’s plus que mol ncs'raient pas décidées i U me parlait mariage, et je craignais Qu'Il ne perdit le fil de ses Idées.
H** SAINT-JULES
Pauvre innocente , va! tu crois qu'il veut t’épouser?
LOOIW.
On ne sait pas... il m'a déjà fait des sacrilices...
«••SAINT-JULES
Des sacrifices ! connu, ma chère! ils disent tous la même chose.
LOUISE
n ne me Ta pas dit; je l’ai vu... Un rendezvous auquel U a renoncé,., à ma prière,., bearcusemcni pour hii.
C'est donc une histoire?
LOUISE
Véritable! Je te la conterai plus tard; enfin, j’ai une espérance , et je ne voudrais pas.,, tu conçois... une mansarde... sans être prévenu.,.
SAINT-JULES
Veux-tu le recevoir ici ?
LOUISE
Quoi ! tu conscutirais à me prêter ton appartement ?
U“* SAINT-JULES
Pourquoi p.is?.. Scnice d'amic... mais il faut prévenir le portier.
(Elle sonne. Une femme de chambre arrive ; cHc lut parle bas. au fond du théâtre.)
LOUISE , sur le devant de la scène.
Oh ! que je suis conteute !.. comme ça, du moins, je pourrai l’amener petit à petit et .i-vn» secousse à l’idée de me savoir ouvrière..,
U*' SAINT-JULES, revenant â elle.
Ah! mais j'y songe, et tou costume qui va te trahir!
C’est , ma foi , vrai. .. et je n’ai pas ici, comme au bal , la ressource du domino rose... Comment faire?
»*• SAINT-JULES
Un rien l’embarrasse. Prends une de mes robes.
LuVlSE, viveincnt.
iVh ! oui , ta bleue , c’est cela. Je n’ai pas un moment à perdre.... il va venir... je cours à ma toilette.
AIA de l« bépUlAliotl. {L«iM PfiMT.}
Je r’vicDs loai d* flolie.
Mon cfBur Bat vite,
La peur L'agite ;
Mais , en ce Jour,
Ou Je m’abuse,
Ou cette ruse k son excuse Dans mon amour.
Innocente coquetterie,
Viens, Je t’en prie,
A mon secours!
SADiT-JtLSS.
Dépéche-toi, sois bien JoUe,
Et Je réponds de tes amours.
LOtUC.
Mais, qu’est-c’ qu’il dira,
Le Jour qu'il apprendra.
Ma ebère.
Que, de tout cela,
lUen n’est k moi ? Bah ! Je T sens>U,
Il pardoDoen,
Quand 11 verra,
Que pour lui plaire,
La griscUe n’a.
Jamais lait d’autre emprunt que ça.
REPaiSE ENSEMBLE.
Je r’viens tout d’ suite. Berlens tout d’ sulte«
Mon cœur Toocceur
Bat rite, Bat TitCf