‹ La grisette de qualite dramevaudeville en quatre actesChapitre 1 sur 39 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GIL FEREZ, puis MANUEL.

fiU. ferez, en train de ranger. Alluns, voili le ménage en ordre... c’est toujours autant de besogne de moins pour mes pau vres maîtresses... Que deviendraient-elles si

je n'étais là pour les aider un peu?... D'un côté, une mère aveugle; de l'autre, une jeune fille si faible, si mignonne... Et dire qu'autrefois elles avaient des rarrosscs, des laquais... et que de tout cela il ne reste plus, que moi , Gil Ferez, leur ancien serviteur,* qui n'ai pas voulu les abandonner comme les

Le» pirsonDigM sont placé, m lél* de chaque .cinejcomaie ila doivent l'élre «or la théilre. Le premier inscril tienl toujours la droite (celle des acteur.^ *>Psi de suite. Si quelque chan^roeut a lieu. .il est indiqué par un astérisque.

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autres! (On enlcnrf /roj);)fr.) Quelqu’un!... ail ! c’e.st sans doute don Manuel, le cousin de ma jeune maitres.se. (Allant ouvrir.) Justement. c’e,st lui-même... Entrez, entrez, don Manuel.

MANUEL. Gil Ferez... comment se portent ces dames?

GIL PEREZ. Toujiiurs de même.

MANliEL. Il n’est rieii survenu de fâcheux depuis que je les ai vues?

GIL PEREZ. Hélas! dans l’état où elles sont ça sersit difficile; et n’j a guère de malheurs qui ne leur soient arrivés.

MANt’EL. C’est vrai; et cependant, chaque fois que j’arrive dans cette pauvre demeure, au lieu de se livrer tout entier au bonheur de revoir Isabelle, mon cœur se serre comme s’il pressentait quelque infortune nouvelle.

GIL PEREZ, à part. Pauvre jeune homme !

MANUEL. Préviens ces dames de mon arrivée.

GIL PEREZ. J’y vais, don Manuel.

11 Hort.

MANUEL, seul. Rien encore â leur annoncer; les démarches que je fais pour elles n’ont amené aucun résultat.

Air d’)«(ca.

^ # Cjiaque soir, en m'éloignant d’elles,

M<^, je leur «lis ; Espérez, et demain V ► ^ J ^4’apporlerai de meilleure» nouvelles ;

Oifi. le bonheur est peut-Ôtre en chemin.

Le lenderotio, après celle assurance,

Je n’ose entrer dan» ce séjour ; tiar mon départ leur donne une espérance Que vient détruire mon retour'

Oui, mon départ leur donne une espérance Que vient hélas! détruire mon retour.

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