‹ La grisette de qualite dramevaudeville en quatre actesChapitre 2 sur 39 · MANUEL, ISABELLE · texte numérisé non relu

MANUEL, ISABELLE

ISABELLE, entrant. Bonjour, mon cousin.

MANUEL. Bonjour, ma chère Isabelle.

ISARELI.E. Comme vous arrivez tard ! je craignais déjà de ne pas vous voir aujourd’hui. Mais pourquoi donc avez- vous l’air si trisie

MANUEL, c’est que je n’ai pas encore d’heureuses nouvelles à vous donner... et vous savoir pauvre, Isabelle, vous, si noble et si pure, vous savoir en proie au besoin, à la douleur, c’est pour moi un cruel supplice...

ISABELLE. Que vous devriez oublier près ‘de moi. monsieur... Voyez, c.st-ce que je suis trisie quand vous êtes là? est-ce que je me souviens quand je vous entends? est-ce que je souffre encore quand je vous vois?. ..

' Mauuel, Gil Ferez.

MANUEL. Ah ! vous êtes un ange.

ISABELLE. Non, mon ami; mai? une pauvre fille qui vous aime bien , vous et ma mère, et qui trouve dans ces deux affections assez de force pour supporter l’infortune.

Air de ta Croix de ma mire (OR Bèrat).

Oui. notre infortune eût amère,

Et du ciel mon, cceur désespère LorsiiuVn ces lieux je vois ma mère Verser en proie è ses douleurs i

Des pleurs. )

Mais qu'à les tarir je parvienne,

Que sur mon bras je la soutienne.

Que votre main presse la mienne,

Alors, alors, je le sens bien.

Il ne me manque rien.

Mon ccmr ne regrette plus rien,

Non, rien 1

LA MARQUISE, en dehors. Isabelle! Isabelle!...

ISABELLE, retirant sa main. Chut, ma mère!..'. Mc voilà, me voilà!...

Elle »R prendre per le liree le Merquiee, qui est venue jusqu’au seuil de la porte.

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