SCÈNE PREMIÈRE
HERCULE , HECTOR, (H ZMAN. lU sont en seine.
HERCULE , à un domestique. C’est bien ; qn’on annonre à la senora Diana les seignenrsde Fonlanarosc... Par Hercule, mon IMiron , savez-ïous que pour le salon d'une simple bourgeoise, c’est fort coquet ici 7 Quel Inie I on se croirait è l’Escurial.
HECTOR. C’est vrai... Mais, mon cher cousin, pourquoi donc nous avoir amenés ici avant l’heure du bal 7
GUSHAN. Et, surtout, avant celle du souper7
HERCULE. Pour mettre è exécution le projet dont je vous parlais tantôt, cl qui doit nous débarrasser d’un fâcheux rival. '
GUZMAN et HECTOR. Dc dou Manucl?
HERCULE. Justement, je veux me défaire de lui .. (à part) en attendant que je me défasse de vous deux.
HECTOR. Mais ce projet 7 HERCULE. Vous connaissez la maîtresse de céans... &n mari, riche traitant de Madrid, lui a laissé une fortune assez rondelette, mais en revanche un nom très-mince.
GUZMAN. Diana Mariano, c’est très-popubssier. ..
HERCULE. De sorte que la belle veuve n’a plus qu’un désir, une ambition... c’est un titre de noblesse qui lui donne ses entrées â la cour que le premier ministre lui avait refusées...
HECTOR. Comment! le ministre7...
HERCTLE. On dit qu’elle a eu des bontés pour lui autrefois... mais que son excellence n’a rien accordé en échange... Voilà pourquoi on ajoute tout bas que les mécontents se 1 réunissent en secret dans les salons de l’exfavorite, qui cherche à se venger, au profit \
du Portugal, de n’avoir pas obtenu ces titres qu’elle avait payés.
GUZMAN. Eh quoi! la belle Diana conspire?... Jé demande à m’en aller d’ici
HERCULE. Du tout, nous avons besoin d’elle... aussi, moi, j’ai résolu de l’anoblir.
HECTOR. Ah! hahl... et par quel. moyen 7
HERCULE. La voici, vous allez l’apprendre.