I.SABELLE, (i part. Ciel! don Hercule
Que veul-il dire?... (Haut, et déguisant sa toix.) Quoi?
HERCULE. Le mariage eu question... Avezvous vu Don Manuel?
iSAREi.LE, à part. Ah! je comprends!.,, il est dans la confidence. .. {Haut.) 11 n’est pas encore arrivé.
Manuel entre et ae tieut tu fond.
HERCULE. Abl bah! c’est singulier!...
Mais, tenez, le voici.
ISABELLE. Laissez-nousl
Hercule &ort.
MANUEL, à part. Voili bien le costume que l’on m’a indiqué ..Quelle est donc cette personne qui s’intéresse à moi , qui, .sans me connaitre, m’invite à sou bal? Ah! dans un autre moment p<‘ul-Ctrt je serais venu ici le ccpur plein d c-pérance... mais le souvenir d’Isabelle empuisonup nia Joie... et me rend iudifTéreut à toutes ces promess>s de fortune et d’avenir.
ISABELLE, ci pari. Eli bien, il ne vient pas... il faut pourtant lui dire... [Haut et déguisant ta voix.) Chevalier...
MANUEL. Ahl pardon, inadanie, mais J’étais si distrait, si troublé. .
ISABELLE. Écoutez-inoi vile , monsieur, •le ne suis pas celle qui vous a donné pendezvous.
MANUEL. Comment!
ISABELLE. Ce que l’on médite contre vous est allreui.
HA.NUEL. Contre moi, expliquez-vous?
ISABELLE. On veut vous proposer nu mariage.
MANUEL. Un mariage...
ISABELLE. Ne m’inteirogez pas. Tout à l'heure la maîtresse de cette maison s’approchera de vous, elle vous offrira sa main, ses richesses, en échange de votre nom...
Elle vous présentera un brevet de cajiitaine; mais gardez-vous bien d’accepter, car ce mariage lerait votre honte... car, aussitôt après la signature du contrat, vous recevriez un ordre de départ.
H.ANUEL. Infamie!
ISABELLE
ICC COCPLET.
Ahl voit, ce mariagr>,
Cbevalier, vous scmblo un outrage;
Ce «erait une lâcheté l
Gardez pluuM la pauvreté.
La misère
A deux est légère !...
Voilà ! voilà *
Ce que votre liooneur vous dira !
Voilà I voilà
Ce que IHiooneur vous dictera.
El puis peut-être uue autre a-t-elle reçu' vos serments...
MANUEL. Que dites-vous?
Î2* COCPLF.T.
tSAaELLK.
Si» crevant à votre promesse.
Elle a oii.s en vous i^a tendresse, ’
Ab I gardez-vous de la trahir...
La pauvre enfaot peut en mourir.
* iMàaü*. UtDuel.
Ah! pour elle Soyez fidèle l Voilà ! voilà
Ce que votre coeur vous dirai Voilà! voilà
Ce que le cœur vous dictera.
Manuel. Mais enfin diics-moi.. .
ISABELLE. Ou vient. C’est elle ; Je VOUS quille. Adieu!...
Elle sort vivement.
SCÈ.NE VIII.