MANUEL, DI.ANA
-MANUEL. Une pareille proposition ï un gentiliiummc!... 0ht si Je u’écuuiais que ma colère...
DIANA, entrant. C’e.st bien lui qu’on vient de me désigner! (.,l//«nl d lui.) Vous êtes Don .Manuel de Verga.s?
MANUEL. Oui, madame, et Je suis instrnit des offres que vous avez à me faire.
DIANA. Déjà?.. .qui a pu vous dire?
MANUEL. Qu’importe, madame? Je vous le répète, je sais tout.
DIANA. Et vous acceptez?
HAMEL. Et Je refuse!
DIANA. Comment! ce grade de capitaine, mes l)ienfaits, ma fortune, qui vous accompagneraient...
.MANUEL. Je vous ai dit, madame, qneje savais tout... C’était pour nous épargner...
à vous la honte de me faire celte proposition, à moi celle de l’emendre.
HEUCULE, entrant, au fond. Encore ensemble, écoulons !
MANUEL Mais puisque cela ne vons a pas arrêtée, je. vous dirai, madame, ma pensée toute entière.
DIANA. .Monsieur!
MANUEL. Je nfusc celte union parce que le nom des Varga-. n’est pas fait(iour couvrir de basses intrigues; Je la refuse parce que Je préfère ma noble |wuvreté à une fortune (légi adantc; Je la refuse enfin parce qu’elle est infâme.
HERCULE, d part. A menciljel... U est perdu!...
H s'approche de Diana.
DIANA, bat. Vous voilà!.., il faut que je me venge.
HERCULE, bat. Rien de plus facile... jnstemenl l’ali ade mayor est au bal , je cours lui demander un ordre d’arrestation en blanc.
DIANA. C’est bien , allez. [Se rapprochant de Manuel ) Monsieur de Vargas, oubliez celte proposition, comme Je l’oublie... Pardonnez-moi celle plaisanterie ; on vous disait ambitieux... et ce n’était qn’une épreuve dont je vous felidte d’être sorti avec hoo-
nenr... Quittez donc ce front soucieux, et amusez-Tous bien au bal.
Elle sort, premierplan à droite.