LE MINISTRE, HECTOR
HECTOR. Votre excellence m’a fait l’Iionneur de me faire appeler?
LE MINISTRE. Quand on s’est présenté chez TOUS, monsieur, tous tous disiwsiez à partir...
HECTOR. Oui, oui, monseigneur, j’allais me promener en .Andalousie...
LE MINISTRE. Pourquoi?...
HECTOR. Mais, monseigneur, on va se promener pour... se promener...
LE MINISTRE. Pourquoi quittiez-vous Madrid?... La vérité, monsieur, la vérité, ou Je vous fais arrêter...
HECTOR. M’arrêter... Arrêtez, monseigneur, voilà le fait... Hier, à la suite d’un souper et en présence d'ilercule, j’ai donné un déplorable soufflet à mon cousin Guzman.
LE MINISTRE. Un soufflet!
HECTOR. Oui, monseigneur, je suis comme Caïn, j’ai souffleté mon cousin.
LE MINISTRE. Mais, enfin, comment cela est-il arrivé?
HECTOR. Comme arrivent tous les soufflets, j’ai levé la main, je l’ai laissée retomber sur sa joue, ça a fait flaque! et le soufflet y était.
LE MINISTRE. Mais alors, pourquoi partiezvous?...
HECTOR. Pourquoi?... C’est que... il devait m’envoyer ses témoins, et...
LE MINISTRE. Et...
HECTOR. Après l’avoir insulté, il eût été cruel de le détruire...
LE MINISTRE, c’est-à-dire que vous aviez peur?...
HECTOR. Moi, peur de lui... peur de lui...
moi!...
l’ultssier, annonçant. Don Guzman de Fontanarosel...
HECTOR, tremblant. Lui... monseigneur; je demande à m’en aller...
LE MINISTRE. Restez.