SCÈNE PREMIÈRE
FEREZ, puis LES TROIS COUSINS.
PEBEZ, $eul. Rien encore de nouveau... Je n’ose pénétrer chez madame. .. depuis hier elle est enfermée chez elle, et ne vent recevoir personne, pas même mademoiselle, qui a passé la nuit dans sa chambre â pleurer.
Mon Dieu! qu’est-il donc arrivé?... je ne me •ois permis de leur adresser ancune qnestioa; mais je voudrais pourtant bien savoir...
REBCULE, entr'ouvrant la porte du fond.
Le chevalier de Vargas est-il ici ?
PESEZ. Le chevalier de Vargas... ce n’est pas ici qu’il demeure.
HERCULE, bas. Je le sais bien, mais je demande s'il y est parce que je n'aime pas âme
rencontrer avec ce petit Y est-il, ooi
ou non ?
PEBEZ. Il n’y est pa.»,
HERCULE *, descendant. Bravo! ( Trishaut, et d'un ton fanfaron.) C'est que, comme je le disais, je n’aiinc pas à me rencontrer avec ce petit gentillâtre... {Au fond.) Entrez, entrez, mes chers cousins!...
GUZMAN et HECTOR paraissent. II n’v a personne**?
HERCULE. Personne I. venez dofte !...
lit t’useyeot.
PEREZ. Mais je ne me trompe pas... vous êtes les seigneurs de Eontanarose ?
HERCULE. Oui, mon cher, ouL.."des ainis^ des voisins de votre maîtresse.
• Hercule, Perez.
*' Gnuiu, Hector, Pem, Hercule.
MAGASIN THEATHAL.
HECTOR. Ainsi, anaonœz-iai...
FEREZ. l’ardoo, messienrs... nuis ea ce moment... je ne sais si je pnis...
HERCCI.E. Et pourquoi?...
FEREZ. C'est que madame la marquise veut ^ire seule ; il faut qu'il lui soit arrivé quelque chose de Wen terrible au palais de son excellence.
HECTOR. Par' saint Ignace! je le croisbien.
HEBCtiLE. llnea0rcuse avanie!...
GDZUAN. lin atroce scandale I.
FEREZ. Comment, messieurs, vous y étiez donc?... VOU.S savez?...
hercule. Nous savons tout, mon cher.
FEREZ. Vraiment!... Ah! si j’osais prier vos seigneuries de m’apprendre...
HERCULE. Hein?... qu’est-cc que c’est, maraud? des questions?...
(lUZMAN. Vous vous permettez de nous interroger ?
HECTOR. Nous prenez-vous pour des faiseurs de propos?
hercule. Parce que mademoiselle de San- Lucar a des intrigues...
FEREZ. Des intrigues !. ..
HECTOR. Parce qu’elle a été rencontrée par le ministre dans un endroiu.... scabreux...
ferez. Bonté du ciel!... un endroit scabreux I
GUZMAN. Pareequ’enOn elleaété traitée devant toute la cour comme une petite — rien du tout...
FEREZ. Ah! qu’est-ce que j'entends là !
HERCULE, te levant. Ce n’est pas une raison pour <|ue des gentilshommes de notre rang descendent jusqu’à colporter les nouvelles de la cour. ..
GUZMAN, se levant. A bavarder avec les valets...
HECTOR, se levant. A jaltoter dans les antichambres... Allons donc, mon cher, allons donc!...
ferez. Ah 1 Seigneur Dieu ! qn’est-ce que j’apprends... des intrigues... elle!... ma jeune maîtresse 1... C’est donc pour ça que* madame ne veut plus la voir...
HERCULE. Ah I elle ne veut plus?... Parle, explique-toi.
ÀiK : Du premier pris.
Varl^ 6e U j«one maltr«sM
Apprend»-aous vile lea eecreU...
cvzaAii.
Au plus haut poiot çe m’ioléraw.o.
BBCTOft*
Et OQUS juroiud’dtK discrAs»
j OUCUtB.
I Ce n'cit de U conseieoce
saurait troubler U repos;
Tu le sais par expérience
Nouç ne fai'ODS pas de propos.
Oui, nous détestons las propos,
fioQS avons borreur des proftos.
ferez*. HélasI depuis hier, tout est changé, bouleversé ici... jusqu’à don Manuel, qui ne passait pas un seul jour sans venir, et qui ne réparait pas.
HECTOR. C’est assez clair, je crois...
ferez. Eh bien, tenez, malgré tout ça, je ne puis croire encore que ma jeune maisoit coupable.
HERCULE. Ah! je comprends qu’on se laisse tromper à ses airs d'innocence...
HECTOR. Nous y avons bien été trompés nous-mêmes. .. car enfin elle s’est moquée
I de nous et de nos propositions d’hyménée.
! GUZMAN. Mais voilà qui rabattra son caquet.
llEtO'OR. Voilà qui va lui (aire baisser le ton.
; HERCULE. Et tenez, il me semble que je la vois, d’ici , venir d’un air bien hnmblc, bien poU...