SCÈNE VI
Les Mêmes. LE MINLSTRE, MANUEL, LES
TROIS COUSINS KONTANAROSE.Sei-
GNECBs et Dames de la cocb.
LE MINISTRE. Et cette parole, mademoi- »lle, je viens vous la rendre.
ISABELLE. Le ministre !
LA MARQUISE. Le ministre idi...
LE MINISTRE. Oui, le ministre, à qui le secret n’est plus nécessaire... car la conspiration est découverte, et les coupables sont en notre pouvoir.
HECTOB. Ah , bab ! il s’agissait d’une conspiration ?...
LE MINISTRE. Demain le marquis de San- Locar sera libre... demain, madame, vous reprendrez vos biens et votre rang 1 la cour.
GUZMAN, 6<ia. AUors, c’est nn échange de faveur!
~ La Manpiiw, hvbetle, le Ministre, Manoet, Harcnte, Hector» Guzmao.
HEBCLXE, hat. Son E.\cellence est reconnaissante I
LE MINISTRE. Et maintenant je déclare que mademoLsellc de San-Lucar est la plus noble, la plus digne, la plus pure des femmes...
LES TROIS COUSINS. Ah, bah?...
ISABELLE. Monseigneur I...
LE MINISTRE. Labsez-moi parler, mademoiselle., .l’outrage a été public, il faut qne la réparation le soit aussi... Oui, messienrs, si, trompé par les apparences, je n’ai vu en elle qu'une obscure ouvrière, c’est que cette courageuse jeune fille ne dédaignait pas de travailler pour nourrir sa mère et son cousin !
MANUEL. Isabelle I... me pardonnerez-vous jamais?
ISABELLE, lui tendant la main. Mon consin , je suis trop benreuse pour ne pas oubl ier. . .
LE MINISTRE, souriant. Don Manuel, vous ne partirez pas pour b Flandre; mais .sa majesté
vous attache à sa personne Dans quelques
jours vous recevrez votre brevet de capitaine.
MANÉEL. Que de bonté I...
GUZMAN. Décidément elle nons échappe !
HERCULE. Eh bien, nous ferons comme nos pères, nous resterons garçons 1...