ATALA, THÉRÈSE
6 Ai* <U i' Ai'peltil.
Adieu la vie!., et sans regrets!
Comme a dit un poète, en prose,
Ma ebèr’ quand je ^commencerais,
Ça s’rait toujours la môme chose ! (ms.)
(Pi** de PaVMMcéfWV I r>tsrl.t 1
Nuits sans étoiles... jours sans feux...
Fatiguent enfin mes prunelles!..
(Ouvrant les 1*r** rt *e jeraut le corpv en arrière.)
Ange déchu. Je monte aux deux î
Je m'en v,vi- replier mes ailes Tl !
Thérèse.
Non, ma chèi ■ Atala, je n'accepte rien...
renonce à toutes t es mauvaises idées, sois raisonnable... voyons!..
Ta crois? ton éloquence bien simple ébranle ma résolution, tu ne veux pas que je mettre, n’est-ce pas?., eh! bien, cela dépend de toi!..
Thérèse.
De moi ?
ATALA
Va trouver le monstre, portc-lui une lettre... (Elle en tire une de sa poche droite.) deux lettres... (De la poche gauche.) trois lettres... (Eue troisième de son corsage.' Elles sont toutes prêtes.
THÉRÈSE
Monter chez lai ! par exemple !
ATALA
Non, celle-ci che» le portier, celle-là au rafé où il va faire la pou ! la troisième, rhoz le marchand de tabac où il achète ses cigarres!.. le barbare !
THÉRÈSE
Mais, c’est que ma tante...
ATAt. t, s'exaltant.
Va, je t'en suppl e, oit ! ne me refuse pas, jeune tille, ou j'exp i e n tes pieds...
THÉRÈSE
Non, non, je vais y aller, ah ! mon Dieu, mou Dieu, tu es bien terrible, va.
(Elle descend l’escalier.)
THÉRÈSE
Voyons, Atala, conte-moi donc...
ATALA , ouvrant les yeux.
Où suis-je?., encore dans ceite vallée de larmes! oh ! niais je n’y resterai pas longtemps... ( Elle se lève brusquement.) Oui, je me tuerai poulie faire enrager... et je le tuerai après...
THERESE, effrayée.
Comment, tu ferais un chose si affreuse.
ATALA
O mon amie ! écoute... tu seras ma seule héritière, oui, je te laisse tout ce que je possède, mes bijoux, mon cachemire, un chùle superbe... qui m’a coûté 28 francs... il est chez des personnes de confiance ; mais je te donnerai le papier, l'imprimé... ta auras aussi mon mobilier, ma commode , mes trois chaises !.. ma canaille de propriétaire... un de ces misérables que l'or a pervertis !.. prétend que je lui dois deux termes... je n'en sais rien!., tu les lui paieras! et j’emporterai dans la tombe cette douce consolation que j'ai fait encore un peu de bien !
■ O" p*ut , eu elitiis Je !‘*ctrî'v? . rfiMec ou «* eoupl'-l.