I. — DIMINUTION DE L’ÉPAISSEUR DE LA PAROI ET ATONIE
P. Vidal a bien souvent constaté à la radioscopie des modifications rapides dans la taille des niches et il en conclut que les ulcères gastriques peuvent entraîner une diminution de l'épaisseur de la paroi et, surtout, un certain degré d’atonie péri-ulcéreuse de la muscularis de lorgane.
La niche se manifeste alors par une voussure due au
SA
soulèvement de la paroi par la tension intragastrique sous l'influence du contenu (baryte, air injecté à l’aide d’un tube), ou bien par suite d’une pression venant de l’extérieur, des organes voisins, et en particulier des intestins distendus par des gaz. Dans certains examens radiologiques, on applique sur la paroi abdominale antérieure un ballon que lon confle plus ou moins dans le but de révéler la lésion par la méthode dite en couche mince. Cette technique a pour résultat d'augmenter considérablement la tension intrastomacale et, par suite, « d’extérioriser » certaines niches. Ces faits sont incontestables et la preuve en est fournie par la constatation suivante : on peut, dans certains cas, provoquer l'apparition ou la disparition de la niche à volonté, en appuyant plus où moins fortement avec la main au niveau de l’estomac.
On peut ainsi obtenir, dans ces cas, divers aspects de niches sur un même sujet, à des examens différents ou à un même examen, et être en présence d’une niche typique de Haudek ou d’une niche atypique, ou d’une niche banale, c’est-à-dire sans collet. On peut même ne rien avoir du tout si la pression que l’on exerce est trop faible. C’est l'opinion de P. Duval.
Quoi qu’il en soit, tous ces cas sont faciles à éliminer par une technique radiologique parfaite. Il y a intérêt, malgré tout, à multiplier les examens pour avoir une idée juste de l'étendue de la lésion. De même, on aura avantage à effectuer à chaque examen une série de clichés radiographiques et à agir, dans ces cas, comme pour le bulbe duodénal.