ST OL
L’ulcère entre alors en sommeil en quelque sorte, pour une période plus ou moins longue, très variable, et qui peut : aller de quelques mois à de nombreuses années. Cela se manifeste par la diminution, puis la disparition des symptômes cliniques et radiologiques.
Gutmann insiste sur ce fait : les poussées ulcéreuses qui entraînent le réveil de tous les symptômes de lulcère s’accompagnent en même temps, et parallèlement, d’une augmentation de la taille des images radiologiques et, lorsqu’elles disparaissent, d’une diminution de ces images. Il est donc indispensable de pratiquer les examens radiologiques au moment des crises, car lorsque l’ulcère est en sommeil, on n’aura guère de chance de le trouver.
Nous ne pouvons donc jamais affirmer la guérison complète et définitive d’un ulcère. Il est tout aussi difficile de se rendre compte de la valeur d’une médication antiulcéreuse.
Au moment des crises, l’ulcère s’enfouit parfois au fond d’une sorte de cratère muqueux, plus ou moins profond et large, dans lequel pénètre le liquide opaque car, à ce moment, ses bords sont surélevés, épaissis par un bourrelet d’æœdème inflammatoire. Il se produit alors, au niveau des différentes couches de lulcère, un véritable remaniement, une infiltration de la paroi; les hémorragies sont alors fréquentes, mais en général peu graves, car les lumières des artères sont plus ou moins oblitérées par de la péri-artérite ou de la thrombo-artérite.
Chaumet a décrit les images radiologiques fournies par ce bourrelet d’æœdème. Dans les radios de face, on aperçoit une sorte de halo clair entourant une tache noire (image en cocarde de Béclère) et, de profil, un diverticule de taille variable. La plus ou moins grande épaisseur du bourrelet d’œdème entraînera un accroissement ou une diminution de la taille du collet du diverticule. Ce dernier sera ainsi plus ou moins séparé ou « extériorisé » du reste de l’estomac.
L’inflammation péri-ulcéreuse, gagnant en profondeur, ne
PPAGN
tarde pas, à mesure que l’ulcère vieillit et que les crises se rapprochent, à provoquer une périviscérite intense. Cette périviscérite peut enrober l’ulcère dans une véritable coque inflammatoire et approfondir la niche par la rétraction qu’elle entraîne. Si la périviscérite est intense, il s'établit des adhérences avec les organes voisins, en particulier avec le foie ou le pancréas. Nous comprenons alors que, la paroi de lestomac étant attirée vers ces organes, il se produise un diverticule profond à ce niveau, diverticule qui peut avoir le même aspect que la niche de Haudek, par perforation bouchée.
Au cours des périodes de repos, les phénomènes inflammatoires sis Bourrelet | NL TÉSTESS EU EC USSR d’œdème devient cicatriciel. L’œdème disparaît et les bords du cratère s’abaissent. L’ulcère peut, à ce moment, être mis à plat sans pour
cela se cicatriser.
«Le propre de cette maladie, nous dit Chaumet, est de présenter des phases de repos, et le
silence clinique concorde avec l'abolition des réactions inflammatoires, et le signe radiologique disparaît. »
Forsell a expliqué de cette manière la formation des images en nid d’abeilles, des bulbes aréolaires ou coralliformes.
On voit bien toute l’importance de ces faits et la difficulté qu'ils entraînent pour l'interprétation des clichés radiographiques. Nous sommes loin de Paffirmation de Haudek, qui assurait que l’image nous apprenait à peu près tout sur