‹ La Grosse Niche de Haudek: Ses SignificationsChapitre 9 sur 31 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Publiée partiellement dans la thèse de M''° MENIER.)

M. Cos.. employé de bureau, cinquante-trois ans. Depuis septembre 1943, après certains repas, sans intolérance élective, gêne puis douleur en barre, deux heures après le repas. Inappétence. Selles normales. Gros amaigrissement.

En décembre 1943, à l’examen, le sujet est déshydraté, cachectique et très pâle. L’épigastre est tendu et sensible.

Radiologiquement, niche de 3 cm./2 cm. du tiers moyen de la petite courbure, de type Haudek. Aucune gêne à l’évacuation pylorique. Pas de rigidité segmentaire appréciable de la petite courbure, mais elle manque de souplesse.

Une série de trente injections de ferriscorbone, en décembre 1943, est bien supportée. Soulagement au deuxième jour du traitement. Le malade est resté au lit pendant toute la durée des injections.

Mais, à la moindre fatigue, apparaissent des douleurs sousaxillaires, rétroscapulaires et sous-ombilicales qui disparaissent par la position couchée et l’absorption d’un bol de lait.

En janvier 1944, nouvelle injection d’une série de quinze ampoules de ferriscorbone. Les douleurs s’atténuent peu à peu.

9 Octobre 1948.

(Contours de la niche soulignés.)

10 Novembre 1943.

(Contours de la niche soulignés.)

0 | ee

L’appétit est bon, gain de poids de 7 kg. 500 (il a dépassé son poids normal). A l'examen, il persiste une légère tension de l’épigastre. Radiologiquement, convergence des plis sur l’emplacement de l’ancienne niche. Hypertrophie marquée des plis de la muqueuse.

Le malade reçoit, dans le courant de l’année 1944, une troisième série de dix injections de ferriscorbone, et il va très

20 Décembre 1943. — Procubitus ventral.

bien depuis. En somme, transformation rapide et complète au point de vue digestif et général, disparition quasi totale, en quatre mois, d’une niche géante pseudo-diverticulaire. A noter, en outre, que le malade présentait un psoriasis depuis l'enfance, qui s’est atténué dès les premières injections de ferriscorbone, pour s’effacer complètement à la fin de la première série. Aucune nouvelle poussée ne s’est produite.

Le malade est revu en décembre 1944. Depuis février, il a repris son travail. Il se sent très bien, tout à fait normal, mais

il a trop scrupuleusement suivi son régime, ce qui l’a empêché de maintenir son poids au niveau atteint à la dernière visite. Son psoriasis présente une nouvelle poussée.

En mai 1945, il subit dix injections de ferriscorbone.

En juillet 1945, le malade revient pour se faire examiner. Il ne présente absolument plus aucun signe d’ulcère. Une nouvelle radiographie est pratiquée à ce moment et démontre l’absence de toute niche. Estomac normal. .

Le régime est élargi et bien supporté. On fait dix nouvelles injections de ferriscorbone en septembre.

Revu en mai 1946, vient de faire dix injections d’oxy-ferriscorbone : estomac tout à fait normal. Le malade n’a pas été réexaminé depuis, mais va très bien, faisant deux séries annuelles d’oxy-ferriscorbone.

En somme, le malade peut être considéré comme guéri et n’a plus souffert depuis février 1944.

Page 1