III. — Examen de la pièce. D. III. b
xamen macroscopique — La pièce comprend une partie du muscle utérin, la tumeur et une portion de la trompe.
La tumeur a le volume d’une noix, de forme semisphérique, elle ne saille pas beaucoup. Les parois sont hsses, sauf au niveau d’une fente longue de 5 mm. siègeant à l'union des parois supérieure et latérale.
La trompe s'insère sur la paroi latérale externe de la tumeur en son milieu, ce qui reste à une longueur de 3 centimètres, elle n’est pas augmentée de volume à son insertion.
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Le ligament rond prend naissance à la partie inférieure de la paroi antérieure à la partie externe, à 1 cenimètre de l'implantation de la trompe, mais plus en dedans et plus bas. Le ligament de l'ovaire n’est pas vu.
Sur une coupe à travers la tumeur, en direction sa-
gittale, on voit sur la tranche de section, en bas, le muscle utérin qui occupe la moitié de cette surface de section. La moitié supérieure est occupée par le sac ovulaire dont la paroi supérieure est la plus mince. Sa cavité est pleine de masses charnues et de sang désséché.
Examen microscopique — L'examen histologique nous montre une paroi musculaire mince, contenant de nombreuses cavités limitées par un épithélium cubique. Ces cavités ou espaces cellulaires creux ont une lumière de forme variable, dans les uns, elle est très irrégulière, avec des diverticules, dans d'autres, elle a une forme linéaire plus ou moins en forme de croissant. L’épithélium qui les tapisse ressemble étrangement à l’épithélium cubique de la muqueuse du canal interstitiel. Ces cavités ne sont pas autre chose que la section de canaux néoformés dans toutes les directions venant du canal interstitel et qui résulteraient de cette affection signalée par nombre d'auteurs, comme cause étiologique de la grossesse interstitielle, sous le nom de salpingite isthmique nodulaire.
. Les vaisseaux sont nombreux parmi les fibres musculaires, ils sont trombosés. Des placards hémorragiques dissocient aussi souvent les fibres musculaires de cette paroi assez peu épaisse. Celle-ci, à-sa limite la plus interne, ast pénétrée par des villosités venant de l’intérieur. De nombreuses cellules volumineuses, à’ noyau clair et disposées en plusieurs couches, séparent ces villosités les unes des autres, elles ressemblent à des cellules déciduales. A mesure que l’on se rapproche du centre de la cavité, les villosités sont de plus en plus nettes et nagent dans das amas importants de fibrine et de globules rouges.